Les résultats officiels des législatives japonaises confirment la victoire du Parti libéral-démocrate (PLD) et lui accordent une majorité des deux tiers à la Chambre basse, avec 315 sièges sur 465. Cette performance constitue la meilleure dans l’histoire du PLD. Sanae Takaichi devient ainsi la première femme à diriger le gouvernement japonais. Cette victoire renforce sa capacité à mettre en œuvre son programme sur les quatre prochaines années dans l’archipel de 123 millions d’habitants.
Des chiffres et un paysage parlementaire consolidé
La coalition réunissant le PLD et Ishin obtient au total 351 sièges sur 465 à la Chambre basse. Par comparaison, lors de la législature précédente, le PLD comptait 198 sièges et Ishin 34. Le parti anti-immigration Sanseito a vu son nombre de sièges grimper de 2 à 15. L’Alliance centriste pour la réforme, formée du Parti démocrate constitutionnel (centre gauche) et du Komeito, totalise 49 sièges.
Contexte et réactions
Sanae Takaichi avait dissous fin janvier la Chambre basse après avoir obtenu une courte majorité pour sa coalition. Elle est présentée comme une dirigeante résolument à droite, héritière d’un courant nationaliste, et bénéficie d’un mandat renforcé pour ses réformes. Elle doit rencontrer le président américain Donald Trump à Washington à la mi-mars. Cette victoire s’inscrit dans la continuité du bilan de Shinzo Abe, qui a marqué le pays par ses positions nationalistes et son programme de relance budgétaire.