La cour d’assises de la Moselle a rendu son verdict dans l’affaire du bébé secoué, un drame qui s’est noué à Sarrebourg et à Nancy. Le père a été condamné à 18 ans de réclusion et la mère à 5 ans, dont 2 avec sursis, selon les indications du verdict et de l’enquête. L’enfant Shaïna, âgée de quatre mois, est décédée le 6 décembre 2022 au CHRU de Nancy après des maltraitances et des lésions multiples. Lors de la perquisition au domicile du couple, les policiers avaient découvert le berceau fermé par une planche, décrit comme une cage.

Lorraine: 18 ans de réclusion pour le père, 5 ans pour la mère
La cour d’assises de la Moselle a prononcé 18 ans de réclusion pour le père et 5 ans pour la mère, assortis d’une période de sûreté de neuf ans. L’avocat général avait demandé 25 ans pour le père et cinq ans pour la mère. «Évidemment, la décision est difficile sur l’instant pour ma cliente, incarcérée ce soir à l’issue du procès pour la première fois de sa vie», a commenté Me Marlène Schott, avocate de la mère, qui a aussi indiqué réfléchir à la possibilité de faire appel. «Les peines prononcées sont « justes et proportionnées », a estimé Me Zakia Ait Ali Slimane, avocate des enfants, qui s’est félicitée que le père « ait reconnu a minima les faits ».
Détails du procès et témoignages à Metz et Nancy
Selon les éléments de l’enquête, l’enfant est décédée au CHRU de Nancy après avoir été maltraitée dès sa naissance, avec des côtes cassées et d’autres lésions évoquant le « bébé secoué » et des coups portés. L’avocat général avait demandé 25 ans de réclusion contre le père et 5 ans contre la mère. Le procureur et les avocats ont rappelé l’importance des faits et les souffrances endiguées dans ce dossier.
Des violences sur deux autres enfants ont aussi été retenues: le fils scolarisé en petite section et le fils de la compagne, alors en 6e. Coups de pied, brûlures de cigarette et triple fracture du bras ont été évoqués; la mère a reconnu être au courant mais ne pas dénoncer les faits.
«Évidemment, la décision est difficile sur l’instant pour ma cliente…», a répété Me Marlène Schott, ajoutant qu’elle étudierait une éventuelle voie de recours. L’avocate des enfants, Me Zakia Ait Ali Slimane, a quantifié le sentiment de justice: les peines ? « justes et proportionnées » et elle a salué le fait que le père « ait reconnu a minima les faits ».
