Le président ukrainien a déclaré que les élections ne pourraient avoir lieu qu’après un cessez-le-feu avec Moscou et l’obtention de garanties de sécurité. Cette position répondait à une information relayée par le Financial Times, selon laquelle Kiev, sous pression des États‑Unis, envisagerait d’organiser un scrutin présidentiel et un référendum sur un potentiel accord de paix avant la mi‑mai.

Volodymyr Zelensky a démenti mercredi que Washington aurait menacé de retirer ses garanties de sécurité si l’Ukraine n’organisait pas d’élections. « Quant à la menace de retirer leurs garanties de sécurité, non, ils (les Américains) ne menacent pas de retirer leurs garanties de sécurité », a-t-il affirmé, précisant que les États‑Unis n’établissent pas de liens entre garanties et calendrier électoral.
Sur son compte X, le président a aussi rejeté l’éventualité d’annoncer des élections le 24 février, date anniversaire de l’invasion de 2022. « Le 24 février est une date particulière. Même s’il y avait une intention ou des mesures pertinentes pour avancer certaines élections, il serait totalement stupide d’employer cette date pour parler de politique », a-t-il déclaré.
Les négociations avec la Russie restent très difficiles, notamment sur un éventuel partage des territoires entre Kiev et Moscou. Zelensky avait auparavant affirmé que tout accord devrait être validé par un vote de la population ukrainienne une fois que les conditions de sécurité permettront l’organisation d’un scrutin.