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Macron annonce transformation du SNU et évoque Ukraine et budget

par charles
France

Emmanuel Macron a évoqué une transformation du service national universel et les enjeux autour du budget et de l’Ukraine lors de plusieurs interventions cette semaine. Le chef de l’État a rappelé qu’il n’était pas question d’envoyer des jeunes à l’étranger et a détaillé des axes autour d’un nouveau cadre pour servir dans les armées. Il a insisté sur le fait que « il faut vraiment, en tout cas tout de suite, supprimer toute idée confuse qui consisterait à dire qu’on va envoyer nos jeunes en Ukraine. Ce n’est pas du tout le sens de cette affaire », et a présenté des Perspectives de montée en puissance du dispositif. Par ailleurs, il a évoqué un « bon espoir » de trouver un compromis sur le budget dans les prochaines semaines.

Emmanuel Macron lors d’une prise de parole sur le service national universel
Macron sur le service national universel et le pacte armée-Nation

Transformation du service national universel et potentiel service militaire

Le président a confirmé qu’il préciserait jeudi « la transformation du service national universel vers une nouvelle forme », sans fournir plus de précisions. « Il faut vraiment, en tout cas tout de suite, supprimer toute idée confuse qui Consisterait à dire qu’on va envoyer nos jeunes en Ukraine. Ce n’est pas du tout le sens de cette affaire », a-t-il insisté. La mise en oeuvre de ce nouveau service devrait commencer modestement, avec 2 000 à 3 000 personnes la première année, avant une « montée en puissance » avec un objectif à terme de 50 000 par an, estimait récemment une source ayant connaissance du dossier. D’après plusieurs médias, la durée envisagée serait de 10 mois et il serait rémunéré à hauteur de plusieurs centaines d’euros. « Il est très clair que nous devons renforcer le pacte armée-Nation », a-t-il ajouté.

Selon ses propres mots, la transformation s’inscrit dans un cadre visant à servir au sein des armées et à répondre à l’« envie d’engagement » de la jeunesse. Il a également répété qu’un site de l’armée de terre serait visité jeudi, à Varces (Isère), pour annoncer ce nouveau cadre.

Position sur l’Ukraine et les forces de réassurance; actifs russes gelés

« Jamais nous n’avons prévu d’être sur la zone de front », a déclaré Emmanuel Macron, ajoutant que des « forces de réassurance » de plusieurs nationalités étaient déployées sur terre, en mer et dans les airs dans des sites de repli à Kiev ou Odessa, et coordonnées par la coalition des soutiens de l’Ukraine. « Il ne faut pas paniquer les Français. On ne va pas envoyer des troupes », a-t-il rassuré lors d’une visioconférence avec la Coalition des Volontaires.

Sur le plan international, il a rappelé que lors de la réunion de Genève les Ukrainiens ont pu s’exprimer et que les États‑Unis ont proposé un plan de paix, révélateur de « ce qui peut être accepté par les Russes ». « Nous ne voulons pas d’une paix qui ressemble à une capitulation et qui mette notre sécurité à tous en danger », a-t-il martelé, estimant que la Russie n’était « pas prête à une paix durable » selon lui. « Les Ukrainiens sont les seuls à pouvoir dire ce qu’il en est de leurs territoires », a-t-il ajouté, et « le plan de paix proposé par les États‑Unis va dans le bon sens », bien que certains points « méritent d’être améliorés ».

Il a aussi mis en avant que « si nous voulons nous protéger, nous Français, ce qui est ma seule obsession, nous devons montrer que nous ne sommes pas faibles », et a évoqué les actifs russes gelés: « Les Européens sont les seuls qui ont à dire, parce que ça fait partie du plan, ce qu’on fera avec les actifs russes gelés qui sont détenus par les Européens ».

Budget et perspectives politiques

Enfin, sur le budget, Emmanuel Macron a déclaré avoir « bon espoir » que « les forces parlementaires dont c’est la responsabilité » trouvent un compromis « dans les prochaines semaines » sur le projet de budget en dépit de son rejet en première lecture à l’Assemblée. « Si les responsables politiques qui sont au Parlement sont inquiets, plutôt que de commenter leur inquiétude, qu’ils s’occupent de bâtir des compromis pour le pays qu’ils aiment et qu’ils veulent servir », a-t-il ajouté.

La perspective d’une dissolution de l’Assemblée a été évoquée dans certains échanges, mais il a répondu: « Je ne fais pas de politique-fiction ». Il a aussi rappelé que le pays est « plus fort que ce que beaucoup ne veulent dire » et que la tâche est de construire des coalitions pour faire adopter les textes, malgré une Assemblée fragmentée.

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