Le débat sur les réseaux sociaux et la démocratie s’est tenu ce vendredi à Mirecourt lors d’un échange entre Emmanuel Macron et des lecteurs du groupe EBRA. Le chef de l’État a été interpellé sur l’influence des algorithmes et les risques liés à l’ingérence étrangère dans l’espace public. Il a réaffirmé que les réseaux jouent un rôle central dans la vie civique et évoqué ce qu’il appelle une « guerre informationnelle » en cours, tout en promettant des réponses adaptées. Cet échange illustre la pression croissante sur les décideurs, qui doivent concilier libertés numériques et sécurité des jeunes et de la démocratie.
À Mirecourt, Macron répond sur les réseaux et la sécurité numérique
Lors d’un échange avec le panel EBRA dans les Vosges, Emmanuel Macron a détaillé les enjeux posés par les réseaux sociaux et les algorithmes sur le débat public.
Il a déclaré : « Il y a une guerre informationnelle » et « nous devons nous préparer », précisant que les puissances étrangères cherchent à déstabiliser les démocraties, selon les propos relayés par les organisateurs de l’événement.
Le président a aussi évoqué des mesures destinées à limiter les contenus problématiques et les risques pour les jeunes, évoquant l’interdiction des portables au lycée comme une option discutée, en référence à l’échange qui a été rapporté par nos sources lorsque le sujet a été posé par le public : « Il y a un vrai risque » : Emmanuel Macron annonce l’interdiction des portables au lycée.
Autre volet, le chef de l’État a évoqué la nécessité de durcir la loi pour lutter contre le cyberharcèlement, en indiquant : « On doit durcir notre loi » : Emmanuel Macron va instaurer une action judiciaire rapide pour lutter contre le cyberharcèlement.
En fin d’échanges, la cohérence des messages à propos des réseaux sociaux a été affirmée avec la phrase : « Les réseaux sociaux sont utilisés par des puissances étrangères pour déstabiliser nos démocraties »

Portables au lycée, cyberharcèlement et ingérences russes au cœur du débat
La discussion a ensuite élargi les thèmes au quotidien des jeunes et à la sécurité numérique, avec des questions sur les portables et les risques de cyberharcèlement dans les établissements.
La tonalité du débat a été guidée par les mêmes éléments: ingérences russes et usage des réseaux sociaux pour influencer l’opinion publique, comme le rappelle la convocation du sujet et les extraits cités par EBRA.
À Mirecourt comme ailleurs, les échanges ont souligné la complexité du dialogue entre libertés d’expression et responsabilité des plateformes, dans un contexte où les acteurs publics cherchent des outils proportionnés pour protéger l’espace démocratique et les élèves.
