Emmanuel Macron pousse à l’adoption rapide du budget 2026, alors que le projet de loi de finances (PLF) est en discussion à l’Assemblée nationale. Le président veut voir le texte voté avant la fin de la semaine et a pressé son Premier ministre pour avancer, selon Le Figaro, et a lancé une phrase reprise par les confidences: « À un moment, il faut y aller, il faut prendre son parachute et sauter ». Selon Le Figaro. Pour y parvenir, le gouvernement évoque des options d’urgence telles que l’article 49.3 ou des ordonnances, des outils qu’il avait pourtant écartés.
Le calendrier du budget 2026 au Parlement
La pression présidentielle s’inscrit dans un contexte où Sébastien Lecornu a tenté de gagner du temps avec les groupes politiques. Le texte devra tenir l’objectif de 5 % de déficit et financer les priorités, selon la feuille de route présentée à la fin de l’année. Le PLF donne lieu à des échanges où le Premier ministre dispose de deux options: déclencher l’article 49.3 ou adopter des ordonnances pour accélérer le vote.
Le président avait promis de laisser les mains libres à son troisième Premier ministre depuis la dissolution; cette ligne politique est présentée comme nécessaire pour faire passer le budget de la Sécurité sociale et boucler le PLF.

Réactions et enjeux internationaux
Sur la scène internationale, la gestion du budget et les positions de la France ont été commentées après des épisodes tels que l’arrestation de Nicolas Maduro par les États‑Unis. L’Élysée a d’abord paru se satisfaire de la chute du dirigeant vénézuélien avant de rappeler la violation du droit international.
Autre point évoqué, la réaction autour du Groenland a été mesurée, avec des doutes exprimés sur les intentions du président américain avant que les autorités françaises ne soulignent les conséquences en cascade possibles si la souveraineté d’un pays européen était touchée.
Enfin, Paris a dû montrer sa capacité à peser dans les instances européennes, notamment alors que le Mercosur a été voté contre faute d’alliés européens suffisants pour obtenir une minorité de blocage. Parallèlement, la France poursuit ses chantiers internes: régulation du numérique et mise en place d’un service national; l’interdiction des réseaux sociaux chez les adolescents est discutée et une amorce du service national est attendue dans les mois à venir, renforçant aussi les capacités des armées.