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Le Venezuela et les États-Unis traversent une période de tension et un possible rétablissement du dialogue sur des sujets sensibles. Dans une interview diffusée sur VTV, le président vénézuélien Nicolás Maduro a ouvert la porte à un dialogue avec Washington sur le narcotrafic et le pétrole, tout en restant prudent sur les accusations évoquées par les Américains concernant une attaque potentielle. « Cela peut être un sujet dont nous parlerons dans quelques jours. Très certainement, nous pourrions discuter d’ici quelques jours », a-t-il déclaré.
Maduro ouvre la porte au dialogue avec Washington sur le narcotrafic et le pétrole
Cette ouverture intervient dans un contexte de pressions américaines, avec le déploiement d’une flottille de navires dans les Caraïbes et des sanctions renforcées contre le Venezuela dans le cadre de la lutte antidrogue. Maduro a répété qu’un accord de lutte contre le narcotrafic pourrait être discuté et a évoqué la possibilité d’investissements américains dans le pétrole vénézuélien.
« S’ils veulent discuter sérieusement d’un accord de lutte contre le narcotrafic, nous sommes prêts », a affirmé Maduro, ajoutant que « s’ils veulent du pétrole du Venezuela, le Venezuela est prêt pour des investissements américains, comme avec (le groupe pétrolier américain) Chevron, quand ils le veulent, où ils le veulent et comme ils le veulent ».

Contexte régional et tensions militaires: les navires et les sanctions
La dynamique régionale évolue dans un contexte de pressions américaines accrues, avec des navires de guerre déployés dans les Caraïbes et des sanctions pétrolières renforcées contre le Venezuela. Donald Trump a évoqué à plusieurs reprises la possibilité d’une intervention et a affirmé que les États-Unis avaient détruit une zone de mise à quai utilisée par des bateaux accusés de participer au narcotrafic.
Le déploiement et les menaces potentielles coexistent avec une rhétorique d’ouverture: Maduro a répété qu’il restait prêt à discuter avec Washington, tout en rappelant les litiges en cours et les enjeux pétroliers qui pourraient guider une reprise des échanges.

Libération de prisonniers et regards sur les droits humains
Les autorités vénézuéliennes ont annoncé jeudi la libération de 88 personnes emprisonnées après l’élection présidentielle de 2024, une semaine après la libération de 99 autres détenus pour Noël. Elles restent toutefois sous le coup de procédures judiciaires.
Une mission de l’ONU a récemment souligné que la répression s’était intensifiée ces derniers mois au Venezuela, et l’ONG Provea estime qu’il y aurait quelque 700 détenus politiques dans le pays. Nicolas Maduro a été proclamé vainqueur de la présidentielle de 2024 par le Conseil national électoral, qui n’a jamais communiqué les résultats détaillés du scrutin; les États-Unis et une grande partie de la communauté internationale n’ont pas reconnu la réélection de M. Maduro pour un troisième mandat de six ans.