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La ville de Trabzon, dans le nord de la Turquie, s’apprête à dévoiler une maquette Al-Aqsa à l’échelle 1/25, conçue pour maintenir la présence spirituelle et symbolique de Jérusalem dans la conscience publique turque. Porté par l’association locale « Fraternité de Jérusalem » et soutenu par la municipalité, le projet doit être inauguré et ouvert au public dans environ deux mois. L’installation vise également à envoyer un message de solidarité clair avec la cause palestinienne.
Conception précise et matériaux modernes
La maquette, imaginée par l’ingénieur Hussein Ozturk, occupe près de 200 mètres carrés à côté du complexe de la mosquée Hanifa Hatun, dans l’arrondissement d’Ortahisar. Elle reproduit le site à l’échelle d’un quart de sa taille réelle, en privilégiant une représentation fidèle des volumes et des proportions.
Les murs et les sols sont réalisés en pierres naturelles, tandis que d’autres éléments ont été fabriqués par impression 3D et en matériaux plastiques résistants aux intempéries. De plus, des peintres et artisans spécialisés ont rehaussé manuellement les pièces plastiques pour assurer une correspondance visuelle très proche de l’original.
Au total, 70 éléments emblématiques ont été retenus parmi plus de 300 repères présents dans l’enceinte du sanctuaire, incluant la coupole du Rocher et la mosquée al-Qibli, ainsi que portes, cours et détails architecturaux révélateurs de l’identité historique du lieu.
Un message symbolique qui dépasse l’art
Le maire de Trabzon, Ahmed Metin Keng, a rappelé que la mosquée Al‑Aqsa « n’est pas un simple bâtiment, mais un symbole spirituel profond pour les musulmans ». Selon lui, le projet vise à maintenir la question de Jérusalem vivante dans les esprits, tout en exprimant un refus net des violences infligées aux civils.
Dans ses déclarations, il a souligné que la maquette ne se limite pas à une œuvre artistique : elle doit aussi incarner une condamnation des massacres et des actes de violence visant des populations innocentes, et traduire la solidarité de la ville avec les habitants de Jérusalem.
Espoir de liberté et de paix
Ibrahim Qara, président de l’association Fraternité de Jérusalem, a précisé que l’un des objectifs principaux était d’initier le public, et notamment les jeunes générations qui n’auront peut‑être pas l’occasion de se rendre sur place, à l’histoire et aux repères de Jérusalem.
Le maire a fait parallèlement un lien symbolique avec la restauration du statut de certains monuments historiques en Turquie, exprimant l’espoir que vienne « le jour où Jérusalem et la mosquée Al‑Aqsa retrouveront leur liberté », et où la paix et la fraternité prévaudront comme par le passé.
Une réplique fidèle appelée à devenir un pôle culturel
Selon l’ingénieur responsable, la réalisation a pris en compte les conditions climatiques locales et a cherché à utiliser des matériaux proches de ceux du site original. L’équipe a travaillé à partir d’un périmètre réel d’environ 144 dounams, pour en proposer une représentation détaillée au format 1/25.
Une fois inaugurée, la maquette Al‑Aqsa devrait se transformer en un lieu de mémoire et de rencontre à Trabzon, combinant art, patrimoine historique et message universel. Elle est présentée comme une halte culturelle et spirituelle destinée à garder vive la présence du sanctuaire au‑delà des frontières géographiques.