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Le classement de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) comme parti « sûrement d’extrême droite » par le service de protection de la Constitution allemand suscite une vive réaction de la part de personnalités américaines. Marco Rubio, sénateur et ministre américain des Affaires étrangères, condamne cette décision, dénonçant une « tyrannie » et appelant à un virage politique en Allemagne.
Une critique frontale de Marco Rubio
Marco Rubio a exprimé son mécontentement sur le réseau social X après l’annonce officielle du Verfassungsschutz, l’agence allemande de protection de la Constitution, qui a classé l’AfD comme « sûrement d’extrême droite ». Selon lui, l’Allemagne a accordé à ses services secrets de nouveaux pouvoirs pour surveiller l’opposition politique, ce qui, à ses yeux, ne correspond pas à une démocratie mais à une « tyrannie déguisée ».
Le sénateur américain précise que le véritable extrémisme ne réside pas dans l’AfD, qui est devenue la deuxième force politique lors des élections législatives de février, mais dans la politique migratoire meurtrière soutenue par l’establishment, à laquelle l’AfD s’oppose fermement. Il exhorte ainsi l’Allemagne à changer de cap.

Le soutien d’Elon Musk à l’AfD
Elon Musk, milliardaire américain de la tech et proche du gouvernement du président Donald Trump, a également pris position sur la question via le même réseau social. Il a qualifié une éventuelle interdiction de l’AfD, le parti le plus populaire d’Allemagne selon lui, de « attaque extrême contre la démocratie ». Cette prise de position intervient après que Musk ait publiquement fait la promotion de l’AfD avant les élections législatives, ce qui avait provoqué de vives critiques en Allemagne.
Le Verfassungsschutz et la position officielle allemande
Le 3 mars, le Bundesamt für Verfassungsschutz (BfV), basé à Cologne, a décidé de classer officiellement l’AfD comme un parti à « orientation extrémiste d’extrême droite ». Cette décision repose sur « une orientation extrémiste de l’ensemble du parti qui méprise la dignité humaine », a précisé l’agence. Jusqu’à présent, l’AfD était seulement surveillée en tant que « sujet de suspicion ».