Accueil ActualitéMarseille construit un troisième centre de maintenance pour le tramway

Marseille construit un troisième centre de maintenance pour le tramway

par Lea
France

Et un, et deux, et trois… les centres de maintenance. Après Saint-Pierre (5e) et Dromel (9e), la Métropole Aix-Marseille-Provence prévoit de réaliser un troisième centre de maintenance et de remisage du tramway dans les quartiers nord.

Un centre de maintenance de 38 rames pour 75 M€

Le site retenu, après une étude foncière couvrant onze emplacements, est le seul à répondre à l’ensemble des contraintes techniques et opérationnelles, indique la Métropole.

Il bénéficie par ailleurs d’une connexion directe avec la seconde phase de l’extension Nord-Sud dont la mise en service est prévue vers 2029/2030. Les études de faisabilité menées sur ce secteur prévoient un SMR d’une capacité globale de 38 positions de remisage, incluant un atelier de maintenance et une réalisation par étapes.

La première tranche, prévue pour 2029-2030, permettra d’accueillir 10 rames. Elle représente un investissement estimé à 38 M€HT (valeur 2024), dont 12 M€HT dédiés aux acquisitions foncières.

À terme, le coût total de l’opération est évalué à 75 M€HT, incluant 11,9 M€ d’études. Le foncier, comprenant les dépollutions éventuelles, est estimé à 27 M€ (hors obligations de l’exploitant).

Des dépôts au sud de Marseille et leurs limites

À court terme, la Métropole dispose de deux dépôts pour une capacité de 58 places de remisage. Le site historique de Saint-Pierre offre 28 positions hors atelier, tandis que le dépôt de Dromel, créé lors de la première phase de l’extension Nord-Sud, est opérationnel avec 30 positions additionnelles.

Ces deux dépôts ne suffiront pas à absorber les besoins liés aux extensions programmées. Après la mise en service de la première phase entre Gèze (15e) et La Gaye (9e), le projet Marseille en Grand prévoit une phase II à l’horizon 2029, avec le tramway vers la place du 4 Septembre (7e) en 2028 et la ligne Arenc–National–Belle-de-Mai (3e) en 2030. D’autres prolongements sont envisagés vers Saint-Jérôme (13e) et Saint-Antoine (15e).

Un enjeu d’exploitation et de maîtrise des coûts

À l’horizon 2030, le schéma d’exploitation prévoit l’acquisition de 37 rames supplémentaires, ce qui rend indispensable la création d’un nouveau site de remisage et de maintenance. L’implantation du SMR au nord de Marseille vise aussi à mieux répartir les infrastructures, les deux dépôts existants étant situés au sud de la ville.

Cette organisation doit permettre de réduire les kilomètres non productifs, d’améliorer l’efficacité opérationnelle et de contenir les coûts dans un réseau qui s’étendra vers le nord.

Cela pourrait vous intéresser

Laisser un commentaire