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Mehdi Kessaci a été tué à Marseille, un drame qui relance le débat sur le narcotrafic dans la cité phocéenne. La situation autour du Narcotrafic à Marseille est au cœur de l’actualité. Le gouvernement décrit le meurtre comme un crime d’intimidation et affirme que cela représente un point de bascule dans la lutte contre les trafics. À l’issue d’une réunion à l’Élysée, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé des mesures renforcées et le déplacement des ministres à Marseille à la demande d’Emmanuel Macron. La promesse d’une visite mi-décembre du président et des autorités sur le terrain complète ce panorama.
Mehdi Kessaci et la montée du narcotrafic à Marseille
Le meurtre, survenu en marge d’un trafic de drogue présumé, est considéré par le gouvernement comme un signal fort. « Ce n’était pas un assassinat classique mais manifestement un crime d’intimidation. Ce meurtre préparé est un point de bascule. », a déclaré Laurent Nuñez à l’issue d’une réunion à l’Élysée. Dénonçant les mafias marseillaises, il a ajouté qu’il se rendrait à Marseille avec le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, à la demande d’Emmanuel Macron, afin de faire le point sur les mesures à mettre en œuvre sur le terrain. Selon des participants, le procureur de Marseille Nicolas Bessone, le directeur général de la police nationale et celui de la police judiciaire étaient également présents à la réunion.

Une étape politique et juridique majeure: PNACO et loi narcotrafic
Les échanges ont aussi porté sur la mise en œuvre de la loi narcotrafic promulguée en juin. L’Élysée a précisé qu’elle prévoit l’installation du parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), qui sera officiellement créé le 1er janvier prochain. Ce parquet sera compétent sur les dossiers les plus graves et complexes en matière de crime organisé, sur le modèle du Pnat et du PNF.
Mi-décembre: un nouveau round pour Marseille
Selon les autorités, Emmanuel Macron et les ministres poursuivront leur action en s’assurant que les mesures décidées soient réellement appliquées. Le chef de l’État réunira de nouveau les acteurs de la lutte contre les trafics de drogue « mi-décembre » à l’Élysée, puis se rendra lui-même sur place à Marseille pour évaluer l’application des décisions et coordonner les actions des magistrats et des forces de l’ordre. Le contexte marseillais demeure préoccupant, mais les responsables veulent montrer une dynamique renforcée sur le terrain.
