Jean-Luc Mélenchon a pris la parole à Toulouse lors d’un meeting de soutien à François Piquemal, appelant La France insoumise à démontrer lors des municipales qu’elle peut incarner la «nouvelle France», celle du grand remplacement. L’événement, qui a réuni selon les organisateurs plus de 1 500 personnes, s’est déroulé dans un contexte de débats sur la diversité et le rôle des listes locales dans la France entière. Mélenchon a insisté sur le lien entre les municipales et la présidentielle et sur la nécessité de montrer que leurs propositions peuvent être portées localement.

À Toulouse, Mélenchon appelle à incarner la nouvelle France lors des municipales
«Nous avons besoin d’élections municipales qui puissent être une démonstration du niveau de conscience politique du peuple français dans sa diversité, de la capacité de nos listes à incarner la nouvelle France, celle du grand remplacement, celle de la génération qui remplace l’autre parce que c’est comme ça depuis la nuit des temps», a lancé Jean-Luc Mélenchon, devant une salle de «plus de 1 500 personnes», selon les organisateurs.
«Ce n’est pas parce qu’il y a dix dingues dans un coin qui ont peur d’être remplacés par leurs enfants que nous devons partager leurs peurs», a-t-il ajouté, devant une assistance où flottaient des drapeaux français, de LFI, du NPA ou de la Palestine.
Dans un discours de plus d’une heure jalonné de références historiques et de nombreux commentaires sur la situation internationale, le leader de LFI a estimé que la bataille des municipales était liée à celle de la présidentielle car «nous allons faire localement des choses dont on voudra donner le goût pour tout le pays».
«Ne rentrez pas la tête dans les épaules, ne regardez pas ailleurs, ce que nous faisons, c’est construire cette France dont non seulement les Français ont besoin mais dont le monde a besoin», a lancé M. Mélenchon à ses partisans, souhaitant que la France soit «une puissance qui n’a peur de personne (…) et qui porte haut la voix pour dire: M. Trump, vous êtes un grossier plouc, vous ne nous faites pas peur».
Avant lui, François Piquemal, député LFI des quartiers populaires de l’ouest de Toulouse, qui se lance à 41 ans pour la première fois à l’assaut du Capitole, avait appelé à en finir «avec quatorze années de droite réactionnaire» dans la ville rose, incarnées selon lui par le maire sortant, Jean-Luc Moudenc (DVD).
Contexte local et scène politique autour de François Piquemal
François Piquemal est présenté comme le candidat LFI lors de ces municipales et figure sur la scène locale. Selon Le Parisien, il est âgé de 40 ans; selon les organisateurs et les autres synthèses, il se lancerait à 41 ans pour la première fois à l’assaut du Capitole. Le candidat était, en 2020, sur la liste Archipel citoyen (LFI, Verts, société civile) qui avait fusionné au second tour avec la liste PS, mettant en difficulté Jean-Luc Moudenc, finalement réélu avec près de 52 % des voix.
François Piquemal, décrit par les sources comme «ancien responsable de l’association Droit au logement et député depuis 2022», est présenté comme une figure centrale de ce rassemblement. L’élection locale est envisagée comme un test pour la gauche en vue de 2027 et la prochaine présidentielle, dans un contexte où les couleurs et les alliances de la droite et de l’extrême gauche restent au cœur des débats.