Accueil ActualitéMobilisation en France pour la libération de Christophe Gleizes

Mobilisation en France pour la libération de Christophe Gleizes

par charles
France et Algérie

Plusieurs tribunes publiées dans la presse française appellent à la libération du journaliste Christophe Gleizes, détenu en Algérie, dont le procès en appel est prévu début décembre. Le dossier évoque notamment un prétendu « apologie du terrorisme » lié à des échanges avec un dirigeant de la Jeunesse sportive de Kabylie, cadre journalistique pour So Foot et Society. Les signataires rappellent que le journalisme consiste à interviewer des sources et n’est pas un délit, et demandent que les procédures garantissent un examen impartial. Le 3 décembre 2025, la cour d’appel de Tizi-Ouzou examinera le dossier.

Mobilisation des rédactions françaises pour Christophe Gleizes

Des tribunes signées par des organes de presse et des syndicats appellent explicitement à la libération du journaliste Christophe Gleizes, auteur d’un travail pour So Foot et Society et condamné en première instance à sept ans de prison ferme en Algérie, notamment pour des échanges avec un dirigeant de la JSK. Elles rappellent que le droit d’informer implique d’interviewer des sources et que cela ne peut être assimilé à un délit.

Le principe est simple : interviewer une source ne peut constituer un délit.

Selon les tribunes, il est crucial que les procédures judiciaires garantissent un examen équitable et impartial des faits.

Nous appelons au respect du droit d’informer, indépendamment des contextes politiques.

La profession se tient aux côtés de Gleizes et demande que la situation soit traitée sans instrumentalisation politique. Une figure clé de cette mobilisation est la mise en avant du droit à l’information comme pilier démocratique.

Journaliste Christophe Gleizes en soutien public
Selon la tribune cosignée par Alliance de la presse d’information générale et d’autres organisations, la libération du journaliste est une priorité.

Éléments du dossier et garanties juridiques

Les tribunes rappellent que Christophe Gleizes aurait été condamné en première instance à sept ans de prison ferme pour des échanges avec un dirigeant de la Jeunesse sportive de Kabylie, cadre du MAK, et que l’acte journalistique est qualifié d’« apologie du terrorisme » par les autorités algériennes. Elles réaffirment que « Le principe est simple : interviewer une source ne peut constituer un délit », et ajoutent que la liberté de la presse ne peut être prise en otage lorsqu’un journaliste travaille au contact de personnalités controversées. Les signataires insistent sur le fait que « l’interview d’un responsable sportif n’est pas l’aveu des positions qu’il porte ».

Le 3 décembre, la cour d’appel aura l’occasion de reconnaître que Christophe Gleizes n’a commis aucun crime.

En attendant le verdict, les tribunes appellent au respect du droit d’informer et à une procédure impartiale, afin que Gleizes puisse retrouver ses proches et reprendre son travail. Cette mobilisation est accompagnée d’images et de témoignages qui soulignent le lien entre le travail journalistique et les garanties juridiques nécessaires pour protéger les informateurs et les moyens d’informer librement dans un contexte international complexe.

Journaliste Christophe Gleizes lors d'un rassemblement
Une photo associée à la mobilisation autour du dossier Christophe Gleizes.

Contexte diplomatique et appel à la retenue

Les textes publics soulignent que les relations entre la France et l’Algérie traversent une période difficile et que des tensions diplomatiques ne doivent jamais conduire à l’emprisonnement de journalistes. « La liberté de la presse ne peut être prise en otage », affirment-ils, et ils appellent à ce que le droit d’informer soit respecté, avec un examen impartial des faits. Le cadre du procès et les échanges entre les autorités françaises et algériennes restent déterminants pour l’évolution de ce dossier, qui sera examiné le 3 décembre prochain, selon les tribunes. Le but affiché est de garantir que le travail journalistique puisse continuer sans être pénalisé par des considérations politiques, afin de préserver l’accès à l’information pour le public.

Dans le même esprit, des organisations signataires rappellent qu’un reporter qui interroge un dirigeant sportif ne devient pas complice de ses positions et que les libertés publiques exigent des procédures judiciaires transparentes et conformes au droit international. Cette unité de voix – composée d’organisations comme l’Alliance de la presse d’information générale et d’autres collectifs – illustre le rôle des médias dans la défense de la liberté d’information, même lorsque les questions posées concernent des figures du sport ou des acteurs controversés. Le dossier Gleizes demeure un test pour les principes qui protègent la presse indépendante et la possibilité pour les journalistes d’exercer leur métier sans violence ni répression.

Cela pourrait vous intéresser

Laisser un commentaire