Selon la Confédération des syndicats médicaux français, le mouvement sera largement suivi, 85 % de leurs adhérents ayant déclaré leur intention de faire grève. L’association Médecins pour demain appelle à une mobilisation générale de l’ensemble du corps médical, hospitaliers compris, avec une grève nationale du 5 au 15 janvier et une manifestation nationale à Paris le 10 janvier.
Les responsables estiment que la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 marque une étape dans une trajectoire devenue intenable pour l’ensemble du système de santé. Sous couvert de maîtrise budgétaire, ce texte prolonge une logique caractérisée par davantage de contraintes, plus de contrôles, plus de suspicion et, in fine, moins de temps médical, de moyens et de considération pour ceux qui soignent.
Pour l’association, cette loi n’est pas un simple ajustement technique. Elle s’inscrit dans une vision largement comptable de la santé, déconnectée des réalités sur le terrain, et fragilise à la fois la médecine libérale et l’hôpital public.
Les médecins ne réclament ni privilèges ni passe-droits. Ils souhaitent que la politique de santé cesse d’être montée contre eux et qu’elle soit désormais pensée avec eux. Cette mobilisation est présentée comme un acte de responsabilité, pour les soignants d’aujourd’hui comme pour les patients de demain.