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Nestlé reconnaît avoir tardé à prévenir les autorités néerlandaises et européennes après avoir identifié la présence de céréulide dans des laits infantiles fabriqués aux Pays-Bas, selon Le Monde. La chronologie, évoquée par Le Monde, indique que la toxine avait été identifiée dix jours avant les premiers rappels, dès la fin de novembre, et que Nestlé a attendu une « analyse de risque de santé » avant d’informer les autorités. Le groupe affirme avoir « immédiatement bloqué la production » et lancé des analyses plus approfondies en laboratoire. Le rappel massif concerne 25 lots dans 16 pays européens et a été déclenché le 10 décembre 2025, dans un cadre évoqué comme « par précaution » et en l’absence, selon l’entreprise, « de réglementation fixant une limite maximale pour la céréulide ».

Nestlé admet le délai et précise la chronologie
Dans les détails fournis par Nestlé et relayés par Le Monde et l’AFP, l’entreprise explique avoir « attendu une analyse de risque de santé » avant d’avertir les autorités néerlandaises puis européennes. Elle affirme aussi avoir évoqué, fin novembre, « de très faibles niveaux » de toxine détectés et rappelle l’absence « de réglementation fixant une limite maximale pour la céréulide ».
La société affirme avoir « immédiatement bloqué la production » et lancé « des analyses plus approfondies en laboratoire ». Puis, elle précise avoir attendu le 10 décembre 2025 pour informer les autorités « aux Pays-Bas ainsi que celles de tous les pays potentiellement concernés, ainsi que la Commission Européenne » et avoir commencé un rappel « par précaution » de « tous les produits fabriqués depuis l’installation de l’équipement dans notre usine aux Pays-Bas », soit 25 lots dans 16 pays européens.
Portée du rappel: 25 lots dans 16 pays européens
Le rappel vise 25 lots distribués dans 16 pays européens, selon Nestlé, et la société affirme n’avoir « aucune preuve de lien entre une maladie et ses produits » à ce stade.
Les autorités et les responsables de la sécurité alimentaire soulignent que les niveaux mesurés étaient infimes et qu’il existe une absence de réglementation fixant une limite pour la céréulide, rappelant l’expression utilisé par Nestlé: « l’absence de réglementation fixant une limite maximale pour la céréulide ».
Réactions et éléments réglementaires
En réaction, Foodwatch est évoqué comme envisageant une plainte aux côtés de huit familles, selon Le Monde. Cette dimension pourrait alimenter les débats sur la nécessité de règles plus strictes en matière de tolérances et de traçabilité des contaminants dans les laits infantiles.
À l’échelle plus large, l’affaire relance les questions sur les cadres réglementaires et la nécessité d’établir des limites claires pour les contaminations potentielles dans les produits destinés aux nourrissons. Nestlé affirme n’avoir « reçue aucune preuve de lien entre une maladie et ses produits » à ce jour.