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Vendredi 6 novembre 2026 Mis à jour à 22 h 03

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Netanyahou : illusion politique et résistance farouche du Hamas

Par Sara 3 min de lecture 1 source Israël, États-Unis, Palestine

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La correspondante politique du journal Maariv, Anna Braschi, met en lumière la gravité de la stratégie politique du Premier ministre israélien Netanyahou. Elle décrit une double narration destinée à des interlocuteurs différents : une version triomphaliste pour le public israélien et une version plus nuancée pour les médiateurs internationaux.

Cette posture soulève des questions sur l’écart entre la communication politique et la réalité militaire, et sur les conséquences de cet écart pour la position d’Israël sur la scène internationale.

Deux récits contradictoires

Selon Braschi, Netanyahou présente à l’administration américaine une image hollywoodienne d’une victoire décisive et d’un effondrement imminent du Hamas.

En parallèle, il affirme devant l’opinion publique israélienne que le mouvement de résistance est en cours de démantèlement « sans concessions ni accords ». Cependant, via des canaux diplomatiques, notamment qataris et égyptiens, il laisse entendre qu’Israël pourrait accepter une transaction partielle concernant les captifs et l’intensité des combats.

Cette dualité n’est pas pour Braschi un simple oubli ou une incohérence, mais un choix tactique permettant à Netanyahou de conserver une marge de manœuvre et de gagner du temps.

La fracture entre promesses et réalités

Braschi souligne que Netanyahou assure à Washington que la « forteresse du Hamas » s’effondrera en quelques semaines. En revanche, les estimations militaires parlent d’une opération qui pourrait durer au moins huit mois.

Les points saillants sont :

  • Les capacités opérationnelles de l’armée israélienne apparaissent limitées.
  • L’équipement militaire est jugé usé et insuffisant pour une campagne prolongée.
  • Le Hamas reste loin de tout signe d’abandon ou de reddition.

Ce décalage affaiblit la confiance de l’administration américaine envers les promesses israéliennes et expose Netanyahou à des critiques pour avoir survendu des résultats rapides.

Isolement politique et risques internationaux

Chaque jour approfondit, selon le texte, l’isolement international d’Israël. Les images de déplacements massifs, de pénurie alimentaire et de l’effondrement des structures hospitalières suscitent une réaction croissante à l’étranger.

Parmi les conséquences potentielles évoquées :

  • Des pressions pour des sanctions internationales.
  • La suspension de vols vers Israël ou d’autres mesures de restriction.
  • Des réactions symboliques dans le monde du sport ou des institutions internationales.

Ces évolutions alimentent l’angoisse d’une détérioration durable de l’image d’Israël et d’un coût diplomatique élevé en cas de prolongation du conflit.

Un dilemme stratégique avec l’Iran

Braschi attire l’attention sur l’hypothèse d’une escalade avec l’Iran, qui compliquerait davantage le tableau stratégique israélien.

Elle note que :

  • Le régime iranien paraît plus stable que ne l’avaient anticipé certains services de renseignement israéliens.
  • Le soutien international, notamment chinois, contribue au renforcement du programme balistique de Téhéran.
  • Une confrontation directe obligerait Israël à redistribuer forces et ressources, affaiblissant son effort dans la bande de Gaza.

Dans ce contexte, les promesses de Netanyahou d’un « prochain » triomphe à Gaza paraissent irréalistes selon Braschi.

Une communication préparée pour tous les scénarios

L’article souligne que Netanyahou dispose d’un discours calibré pour chaque issue possible.

Exemples de scénarios et d’argumentaires :

  • Si une « petite » transaction permet la libération d’otages, il présentera l’accord comme une victoire personnelle et la preuve de sa détermination.
  • Si la campagne s’enlise, il pourra imputer l’échec aux limites matérielles de l’armée ou à des facteurs externes.
  • Les formules martiales — « victoire imminente », « frappe décisive », « accord impensable » — font partie d’un récit préétabli.

Braschi conclut que cette rhétorique sert essentiellement à reporter les décisions difficiles et à préserver l’espace politique du Premier ministre.

Impact sur la société israélienne et perspectives

Au-delà de la communication, le risque premier identifié est d’entraîner Israël dans une « guerre sans fin » alors que la patience internationale s’érode.

Conséquences observées ou prévisibles :

  • Une usure croissante de la société israélienne face à un conflit prolongé.
  • Une dégradation de la crédibilité internationale d’Israël.
  • Un affaiblissement interne dû aux coûts humains, économiques et politiques de l’opération.

Braschi qualifie Netanyahou d’avoir renoué avec sa méthode favorite : gagner du temps, diluer les responsabilités et laisser les options ouvertes, tout en risquant de laisser le pays exposé aux retombées d’un conflit prolongé.

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