Accueil ActualitéNigeria: 315 élèves et enseignants enlevés dans une école catholique

Nigeria: 315 élèves et enseignants enlevés dans une école catholique

par charles
Nigéria

Au Nigéria, le bilan des enlèvements dans l’école catholique Saint Mary de Papiri, dans l’État du Niger, est remonté à 315 personnes, selon l’Association des chrétiens du Nigeria (CAN). Le nouveau chiffre décompose en 303 élèves et 12 enseignants, soit près de la moitié des effectifs de l’établissement (629 élèves inscrits). Cette attaque, survenue tôt vendredi matin, s’inscrit dans une série d’enlèvements dans le nord et le centre du pays et a entraîné la fermeture de nombreuses écoles. Le gouvernement de l’État du Niger a annoncé des mesures de sécurité renforcées alors que s’accroissent les inquiétudes dans plusieurs États voisins. «Après notre départ de l’école de Papiri, nous avons décidé de contacter les élèves, de procéder à des vérifications et de mener des enquêtes complémentaires sur ceux dont nous pensions qu’ils avaient réussi à s’enfuir. Nous avons alors découvert que 88 autres élèves avaient été capturés après avoir tenté de s’enfuir», a déclaré le révérend Bulus Dauwa Yohanna, cité dans un communiqué.

Vue générale d'une école après l'enlèvement massif au Nigeria
Vue générale d’une école au Nigeria après l’enlèvement massif

Bilan actualisé et mesures dans le centre du Nigeria

Selon l’Association des chrétiens du Nigeria (CAN), le bilan a été révisé à 315 victimes après un exercice de vérification et un recensement final. Le chiffre porte sur 303 élèves et 12 enseignants, soit près de la moitié des effectifs de l’école Saint Mary (629 élèves inscrits). Les autorités des États voisins de Katsina et de Plateau ont ordonné la fermeture de tous les établissements scolaires par mesure de précaution, et le gouvernement de l’État du Niger a aussi fermé de nombreuses écoles pour limiter les risques. Le président Bola Tinubu a annulé certains engagements internationaux, notamment sa participation au sommet du G20, afin de gérer la crise sur le terrain.

Le rapt fait suite à une attaque similaire survenue lundi contre un lycée dans l’État de Kebbi, où 25 jeunes filles avaient été enlevées. Ces épisodes, accompagnés d’une attaque d’une église dans l’ouest du pays ayant fait deux morts, illustrent l’ampleur et la persistance des violences dans certaines zones rurales et urbaines
; les autorités décrivent ces groupes armés comme des «bandits» et soulignent l’étendue des zones touchées. Le révérend Bulus Dauwa Yohanna a précisé que le nouveau bilan était établi après des vérifications sur place et des enquêtes complémentaires.

Soldats de sécurité près d'une école au Nigeria
Des forces de sécurité près d’une école au Nigeria (illustration)

Contexte et implications

Au-delà du chiffre de Saint Mary, ces enlèvements illustrent une vague de violences qui touche le nord-ouest et le centre du Nigeria, où des bandes armées opèrent dans des zones où la présence de l’État est faible. Les autorités insistent sur la nécessité d’actions coordonnées et d’un renforcement des capacités sécuritaires, tandis que des tensions politiques et diplomatiques se développent sur le plan international. Les analyses soulignent une mutation des tactiques d’enlèvement, utilisées pour obtenir des rançons, et une proximité accrue avec des dynamismes jihadistes dans certaines régions.

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