Un tribunal sud-coréen a émis vendredi 2 janvier un nouveau mandat d’arrêt contre l’ancien président Yoon Suk Yeol, prolongeant de plusieurs mois sa détention dans le cadre des enquêtes sur l’instauration de la loi martiale fin 2024. Selon les procureurs, le mandat permet une extension maximale de six mois et survient après que M. Yoon a été destitué et arrêté en janvier 2025. Le mandat intervient en pleines débats sur le risque de destruction de preuves et sur les charges d’entrave à la justice. La semaine dernière, les procureurs ont requis une peine de 10 ans de prison pour ces charges.
À Séoul, un nouveau mandat d’arrêt prolonge la détention de l’ex-président Yoon Suk Yeol
Vendredi 2 janvier, un tribunal du district central de Séoul a délivré un nouveau mandat d’arrêt visant à prolonger la détention de l’ancien président. Le mandat, dont l’expiration initiale était fixée au 18 janvier, prévoit une extension maximale de six mois selon les informations officielles. Cette étape s’inscrit dans un dossier qui s’est étiré sur plusieurs mois et qui touche des accusations d’entrave à la justice et d’aide à l’ennemi, selon les sources publiques. Le contexte est celui d’un ancien chef d’État destitué en avril et arrêté en janvier 2025 après des semaines de résistance.

«Le mandat a été délivré, car on craignait qu’il puisse détruire des preuves», a expliqué un responsable du tribunal de district central de Séoul.
Selon les procureurs, le nouveau mandat prolonge la détention et élargit les possibilités d’enquête dans une affaire où Yoon Suk Yeol est aussi jugé pour des charges telles que l’entrave à la justice après avoir été accusé d’avoir exclu des membres du cabinet d’une réunion sur la loi martiale et, en janvier, empêché les enquêteurs de le placer en détention.
En parallèle, les autorités ont confirmé que la semaine dernière les procureurs ont requis une peine de 10 ans de prison pour ces charges; un verdict est attendu le 16 janvier à Séoul.
Contexte et implications juridiques
Ce nouveau mandat intervient dans un contexte judiciaire déjà lourd pour l’ancien chef d’État et pour le système politique sud-coréen. Après sa destitution en avril et son arrestation en janvier 2025, Yoon Suk Yeol a été détenu, puis libéré pour raisons de procédure en mars et placé à nouveau en détention début juillet en raison des craintes de destruction de preuves. Cette chronologie illustre les tensions entre les autorités et les actions visant à maintenir l’ordre public et à préserver les preuves dans une affaire qui mêle accusations de subversion et d’entrave à la justice.
Les articles des agences divergent légèrement sur le statut exact du président au moment des faits: certains décrivent le président comme « premier président en exercice du pays à être placé en détention », d’autres insistent sur son statut de chef d’État destitué. Quoi qu’il en soit, tous s’accordent sur l’importance des charges et sur la convergence des procédures qui touchent à la justice et à la sécurité nationale.
Le verdict et les suites pourraient avoir des répercussions sur le paysage politique et les institutions civiles en Corée du Sud, mais les analystes mettent en garde contre les spéculations tant que les procès restent en cours. Les autorités ont rappelé que les procédures sont en cours et que d’autres actions pourraient suivre en fonction des développements de l’enquête.