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Une mère a été condamnée à la réclusion à perpétuité au terme d’un procès marqué par des révélations sur le meurtre de ses deux enfants et leur dissimulation dans un garde-meubles à Auckland. L’affaire, surnommée les meurtres de la valise, remonte à août 2022 lorsque les restes des enfants ont été découverts. La Cour supérieure d’Auckland a prononcé la peine mercredi, assortie d’une période de sûreté de 17 ans.

En Nouvelle-Zélande, condamnation à perpétuité pour les meurtres de la valise
Les enfants, Minu Jo et Yuna Jo, âgés de 6 et 8 ans, ont été tués par une overdose de médicaments et leurs restes ont été cachés dans des valises stockées dans un garde-meubles à Auckland. Rapidement identifiée comme étant la mère des enfants et soupçonnée des meurtres, Hakyung Lee, une citoyenne néo-zélandaise âgée de 45 ans, avait été extradée la même année depuis la Corée du Sud, pays dont elle est originaire et où elle s’était réfugiée après avoir changé de nom. Mercredi, la Haute Cour d’Auckland l’a condamnée à la réclusion à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 17 ans. Les enquêteurs estiment que les enfants sont morts trois à quatre ans avant la découverte et que les corps ont été dissimulés jusqu’à leur mise en vente du box par des acheteurs. Cet ensemble de faits, connu localement comme « les meurtres de la valise », a nécessité des investigations minutieuses et le recours à l’ADN pour établir l’identité des victimes et les circonstances des décès.
Lors du verdict, le jury a rendu sa décision après environ deux heures de délibération. Le juge Geoffrey Venning a suivi cette recommandation en infligeant une peine lourde, signe d’une affaire qui a profondément marqué l’opinion publique locale et les familles touchées par ce drame.
Témoignages, plaidoiries et éléments du processus
Tout au long du procès, l’accusée est restée silencieuse et n’a pas pris la parole. Les avocats de la défense avaient plaidé une altération du discernement, avançant qu’elle était tombée dans une spirale dépressive après la mort de son mari en 2017; le parquet a balayé cet argument et souligné qu’elle avait dissimulé les corps et fui le pays.
«Si elle voulait mourir, pourquoi n’est-elle pas morte seule ?»
Les autorités ont notamment utilisé l’ADN pour déterminer l’identité des enfants, savoir depuis combien de temps ils étaient morts et qui les avait tués. Ces éléments ont nourri les éléments présentés au jury et ont conduit à la condamnation, qui intervient après une longue couverture médiatique et des débats publics sur les mécanismes de décision et de procédure dans ce type d’affaire.
La mère des accusés, Choon Ja Lee, a lu une déclaration devant le tribunal, exprimant l’impact émotionnel durable sur la famille et les proches. Dans les échanges et les témoignages, la justice a tenté d’établir un équilibre entre l’exigence de sanction et les éléments psychologiques présentés par la défense, sans toutefois remettre en cause le verdict final.
Réactions et contexte du verdict
L’affaire, largement médiatisée depuis la découverte des restes en août 2022, a alimenté les discussions publiques sur les obligations des autorités et les droits des victimes et de leurs proches. Le verdict et la condamnation à perpétuité ont été accueillis par une part importante du public comme une réponse ferme à des actes jugés irréparables. Au-delà de l’affaire elle-même, le procès a mis en lumière les défis d’un système judiciaire face à des cas où les faits sont découverts longtemps après les faits, et où les décisions affectent profondément des familles et des communautés entières.