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Après la grâce accordée à Boualem Sansal par le président algérien, Paris et Alger semblent s’orienter vers un réchauffement prudent des échanges. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a affirmé ce jeudi que « la probabilité qu'(il) se rende en Algérie (était) très forte », signalant une éventuelle visite pour réengager le dialogue dans le domaine sécuritaire, selon BFMTV/RMC. Qualifiant de « geste d’humanité » la décision d’Abdelmadjid Tebboune, il a estimé qu’il fallait « réengager le dialogue » avec Alger dans des conditions d’exigence et de coopération. « La stratégie du bras de fer ne fonctionne pas », a-t-il ajouté, en référence à la position de son prédécesseur Place Beauvau. « On va réengager des canaux sécuritaires », a-t-il poursuivi, évoquant une coopération renforcée dans la lutte antidjihadiste au Sahel. Cette série d’éléments reflète une volonté de débloquer le dialogue sans fixer de calendrier précis.

Réengagement du dialogue et coopération sécuritaire
Dans ce cadre, Laurent Nuñez a réaffirmé la nécessité de « réengager le dialogue » avec Alger dans le domaine de la sécurité, et a ajouté « On va réengager des canaux sécuritaires ». Cette orientation s’inscrit dans le contexte de la grâce accordée à Boualem Sansal par Alger, présentée comme un « geste d’humanité » par les autorités françaises. Les autorités françaises souhaitent désormais discuter de la coopération sécuritaire, notamment en matière de lutte antidjihadiste au Sahel.
Cette orientation s’appuie sur l’idée d’établir des cadres de travail concrets et des échanges plus réguliers, sans calendrier communiqué à ce stade. Pour Paris, l’enjeu est de clarifier les priorités et d’avancer vers des mécanismes de coopération opérationnelle, tout en restant prudent sur les détails pratiques.
Portée diplomatique et enjeux régionaux
Cette ouverture survient dans un contexte où les relations bilatérales cherchent à redéfinir leurs cadres de coopération, avec une attention particulière à la sécurité et à la lutte antiterroriste dans la région sahélienne. L’annonce d’une possible visite est perçue comme un signal de réengagement, susceptible d’influer sur les échanges entre Paris et Alger à moyen terme.
Cette dynamique pourrait influencer les discussions sur la sécurité des frontières, le partage de renseignements et les efforts coordonnés contre les menaces transfrontalières, bien que les prochaines étapes restent à préciser et dépendront des variations du calendrier politique et des arbitrages diplomatiques.
Réactions et perspectives
Plusieurs dépêches reprennent ces éléments sans préciser de calendrier. L’accent reste mis sur le principe d’un dialogue renouvelé et d’une coopération renforcée dans le domaine sécuritaire, le tout dans le cadre des relations franco-algériennes actuellement en mouvement.