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Les obsèques d’Alain Orsoni, figure du nationalisme corse, se sont déroulées dans une atmosphère de recueillement à Ajaccio, réunissant plus de 200 personnes autour d’un cortège et d’une cérémonie où des images du militant ont été projetées. Le cortège a quitté l’espace funéraire pour se rendre au crématorium voisin, au pas, dans une marche qui a duré quelques centaines de mètres. Jo Peraldi, ami et ancien compagnon du Front de libération nationale corse (FLNC), a rendu un court hommage et a évoqué une solidarité de « frères d’arme » avant des chants polyphoniques. Des propos et des détails ont été relayés par l’AFP et des avocats présents sur place.
À Ajaccio, les obsèques d’Alain Orsoni réunissent plus de 200 personnes
Plus de 200 personnes étaient présentes, parmi lesquelles de rares élus et deux représentants de la ligue des droits de l’Homme (LDH). Le cortège a suivi le véhicule jusqu’au crématorium voisin avant que des images du nationaliste soient projetées pendant la cérémonie. Cette présence symbolique, décrite comme un hommage, a été ponctuée par des chants polyphoniques qui ont marqué la fin des obsèques.

Des témoignages et les liens militants
« J’ai rappelé que notre amitié de militant s’est transformée en quelques jours, au moment de la mort de son frère Guy, enlevé, torturé et tué en 1983, en un sentiment de frères d’arme, c’est-à-dire un lien sacré qui fait qu’on ne s’abandonne pas », a indiqué à l’AFP Jo Peraldi qui a fait partie du Front de libération national corse (FLNC) aux côtés d’Alain Orsoni. Un rassemblement familial est prévu dans l’après-midi à Véro. Guy Orsoni, le fils de 41 ans d’Alain Orsoni, qui purge une peine de 13 ans de prison et est considéré comme une figure du banditisme corse par les autorités, n’était pas présent.
« Évidemment bouleversé par cet évènement tragique et les circonstances au cours desquelles il s’est déroulé », Guy Orsoni a « souhaité pouvoir participer aux obsèques de son père » mais « les autorités compétentes lui ont fermement indiqué que cette mesure était impossible pour des raisons de sécurité », a indiqué Camille Romani, l’un des avocats de Guy Orsoni, dans un message transmis à l’AFP. « Ce sont d’ailleurs les mêmes raisons qui ont présidé à son transfert dans un autre établissement pénitentiaire sous le régime du placement à l’isolement », a précisé l’avocat, ajoutant que « Guy Orsoni a contesté ce placement », estimant « n’être pas en danger ».

Sécurité, transferts et disponibilité des proches
La cérémonie s’est tenue dans un contexte où des questions de sécurité ont entouré les déplacements et les interactions autour des proches du défunt. Guy Orsoni, mentionné comme son fils, a été tenu à l’écart pour des raisons de sécurité, selon les informations communiquées par les avocats et le parquet. Les autorités ont justifié ces mesures par le contexte sécuritaire, et l’avocat de Guy Orsoni a indiqué que le fils a contesté ce placement et a estimé ne pas être en danger.