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Orban menace de couper l’électricité à l’Ukraine sur fond pétrolier

par Sara
Hongrie, Ukraine, Russie, Slovaquie

Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a menacé d’interrompre les flux électriques à destination de l’Ukraine si Kiev persistait à entraver les livraisons de pétrole russe vers la Hongrie, ravivant une crise énergétique déjà aiguë en Europe centrale. Selon ses déclarations à des journalistes hongrois à Washington, l’Ukraine dépendrait en partie des importations d’électricité transitant par la Hongrie, ce qui ouvre la porte à des mesures de représailles.

Menace d’une coupure d’électricité

Orbán a déclaré ne pas vouloir en faire une menace gratuite, tout en affirmant que Budapest pourrait envisager des « mesures de représailles » si Kiev poursuivait ce qu’il qualifie d’« extorsion ». Ses propos laissent planer la perspective d’une coupure ciblée, une option dont l’annonce intervient sur fond de tensions croissantes entre les deux pays.

Dans ce contexte, l’expression « coupure électricité Ukraine » est revenue au centre des préoccupations régionales, tant pour ses implications humanitaires que pour ses conséquences politiques et économiques.

Crise autour de l’oléoduc Droujba

La tension est liée à l’arrêt, fin janvier, des livraisons de pétrole russe vers la Hongrie via l’oléoduc Droujba, qui traverse le territoire ukrainien. Ce blocage a privé la Hongrie et la Slovaquie d’approvisionnements dont elles dépendaient fortement pour le chauffage et l’industrie.

En riposte, Budapest et Bratislava ont suspendu mercredi la livraison de carburant à l’Ukraine, accentuant un conflit où les infrastructures énergétiques deviennent des leviers de pression diplomatique.

Un enjeu électoral

Les déclarations d’Orbán interviennent à quelques semaines des élections législatives prévues le 12 avril. Le Premier ministre accuse Kiev de vouloir l’affaiblir politiquement et d’œuvrer à la hausse des coûts de chauffage en Hongrie en fermant l’oléoduc.

Par ailleurs, il a accusé — sans présenter de preuves — le parti d’opposition « Respect et Liberté », surnommé TISZA, d’avoir reçu des financements ukrainiens et d’être lié à un prétendu accord entre Kiev, l’Union européenne et l’Allemagne discuté lors de la récente Conférence de Munich sur la sécurité.

Ces attaques s’inscrivent dans une campagne tendue : les sondages des derniers mois donnent l’opposition en nette avance sur le parti Fidesz d’Orbán, creusant l’inquiétude au sein du pouvoir en place.

Impacts et répercussions régionales

Depuis le début du conflit russo-ukrainien, Orbán s’est fréquemment opposé aux aides européennes à l’Ukraine et aux sanctions contre la Russie, qualifiant la politique de l’UE envers Kiev d’« incitation à la guerre ». Cette posture alimente les frictions avec les partenaires européens et avec l’Ukraine elle-même.

La menace d’une coupure d’électricité ajoute une dimension stratégique à la crise énergétique : au-delà des approvisionnements en pétrole, c’est désormais la sécurité électrique qui est instrumentalisée, avec des risques de contagion pour la stabilité régionale.

Points clés

  • Viktor Orbán menace d’interrompre l’électricité fournie à l’Ukraine si Kiev bloque les livraisons de pétrole russe.
  • L’oléoduc Droujba, transitant par l’Ukraine, est à l’origine de l’arrêt des livraisons vers la Hongrie depuis fin janvier.
  • Budapest et Bratislava ont suspendu la livraison de carburant à l’Ukraine en réponse à l’arrêt du pipeline.
  • Les tensions interviennent à moins d’un mois des élections législatives hongroises du 12 avril.
  • Orbán accuse un parti d’opposition, dit TISZA, d’être financé par l’Ukraine et d’être lié à un plan visant à le renverser.
source:https://www.aljazeera.net/news/2026/2/20/%d8%a7%d9%84%d9%85%d8%ac%d8%b1-%d8%aa%d9%87%d8%af%d8%af-%d8%a3%d9%88%d9%83%d8%b1%d8%a7%d9%86%d9%8a%d8%a7-%d8%a8%d9%82%d8%b7%d8%b9-%d8%a7%d9%84%d9%83%d9%87%d8%b1%d8%a8%d8%a7%d8%a1-%d9%88%d8%b3%d8%b7

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