Panahi condamné par contumace à un an de prison, après avoir été Palme d’or 2025 à Cannes pour Un simple accident, est un épisode marquant dans le dossier Iran-France. Cette panahi condamnation contumace Cannes 2025 survient avec une interdiction de voyager de deux ans, selon l’avocat du cinéaste. Le film, tourné clandestinement et sorti le 1er octobre, a attiré plus de 660 000 spectateurs en France. Dans ce contexte, Panahi a évoqué publiquement les risques qu’il prend pour continuer à s’opposer à la censure, et a livré une réflexion sur le prix à payer pour ses films dans des entretiens récents. « Quand on fait de tels films, on sait qu’il y a un prix à payer. Ça peut être la prison, ou mille autres choses. S’ils m’envoient en détention, cela me fournira de nouvelles histoires à mettre en scène. », avait déclaré Jafar Panahi dans un entretien accordé à France Inter.

La condamnation porte sur des « activités de propagande » contre l’État et s’accompagne d’une interdiction de voyager de deux ans, selon Me Mostafa Nili, l’avocat du cinéaste. L’affaire s’inscrit dans le parcours complexe de Panahi, qui a été emprisonné à plusieurs reprises et a poursuivi son travail sous diverses contraintes. Le film Un simple accident, Palme d’or 2025, a été tourné clandestinement et a été présenté comme un thriller politique, suscitant un large débat international et domestique sur la censure et les droits artistiques. Le film a attiré environ 660 000 spectateurs en France, selon les chiffres de salles, et la carrière du réalisateur continue de nourrir les discussions autour de l’avenir des cinéastes iraniens sous le régime actuel.
« Dans le passé, Panahi a été emprisonné et libéré, et son cas illustre les tensions entre le gouvernement iranien et les milieux artistiques internationaux. »

La condamnation s’inscrit dans une dynamique où la procédure iranienne mêle justice et politique, et elle a alimenté les échanges entre Paris et Téhéran après le Festival de Cannes. Dans une passe d’armes diplomatique, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a salué sur X « Dans un geste de résistance contre l’oppression du régime iranien, Jafar Panahi emporte une Palme d’or qui ravive l’espoir pour tous les combattants de la liberté partout dans le monde », ce qui a provoqué une réplique officielle de Téhéran. Cette épisode survient alors que le film est en lice pour représenter la France aux Oscars. Le réalisateur a évoqué, à différents moments, son intention de continuer à travailler malgré les adversités, et les enjeux de représentation des artistes iraniens censurés.
Le film Un simple accident est devenu une pièce centrale des discussions culturelles et politiques autour de Cannes et des Oscars; il est prévu que, début 2026, il représente la France à Los Angeles lors de la cérémonie. En parallèle, l’accueil du public a été favorable en France, où le film a été largement vu et commenté, en dépit des risques encourus par son créateur.