Une vingtaine de proches des victimes de l’incendie meurtrier du bar de Crans-Montana ont été reçus en audience privée au Vatican par le pape Léon XIV, puis se sont rendus au siège du gouvernement italien. Deux semaines après le drame dans le bar d’une station de ski suisse, qui a fait quarante morts et 116 blessés, principalement des adolescents et de jeunes adultes, le pape a adressé des mots de réconfort et d’encouragement à leurs proches endeuillés, se disant très touché par cette rencontre.
Le Vatican n’a pas précisé si Léon XIV avait reçu les familles des six Italiens décédés et des personnes blessées, ou les proches de victimes d’autres nationalités. « L’affection et les paroles de compassion que je vous adresse aujourd’hui semblent bien limitées et impuissantes », aurait-il déclaré lors de l’audience, selon le texte publié par le Vatican. « Votre espérance n’est pas vaine ». « La foi qui nous habite illumine les moments les plus sombres de notre vie d’une lumière irremplaçable; nous vous encourageons à poursuivre courageusement votre chemin vers votre but », a-t-il ajouté. « Vous retrouverez la joie », leur aurait-il également assuré.
Les proches ont ensuite été reçus au siège du gouvernement italien à Rome. À l’issue de l’entrevue, Alfredo Mantovano, proche de la Première ministre Giorgia Meloni, et le ministre de la Justice Carlo Nordio ont annoncé que l’Italie se constituerait partie civile dans l’enquête ouverte en Suisse et qu’elle souhaitait également demander à la Commission européenne de faire de même.
En outre, Mantovano a ajouté que le gouvernement envisageait une coordination entre les pays européens qui comptent des ressortissants victimes ou blessés lors de cette tragédie, afin de soutenir les autorités judiciaires suisses. Le parquet de Rome a rappelé qu’il avait ouvert une enquête contre X pour incendie criminel et homicide involontaire aggravé. Le parquet de Paris avait lui aussi annoncé le 5 janvier l’ouverture d’une enquête miroir sur l’incendie meurtrier de Crans-Montana, dans lequel la France a perdu neuf ressortissants, dont plusieurs mineurs, et 23 ressortissants français ou binationaux ont été blessés.
Ces démarches illustrent une coopération transfrontalière entre les autorités françaises et italiennes face à cette tragédie et les suites judiciaires associées.