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Le Pape François a appelé à la commutation des peines de mort pour les détenus condamnés aux États-Unis, rejoignant ainsi d’autres leaders religieux, groupes de droits civiques ainsi que des procureurs actuels et anciens qui pressent Joe Biden d’agir sur la peine capitale.
Appel à la prière
Lors de sa prière dominicale, le Pape François, qui s’est toujours opposé à la peine de mort, a déclaré : « J’ai à cœur de demander à chacun d’entre vous de prier pour les prisonniers aux États-Unis qui sont dans le couloir de la mort. Prions pour que leur sentence soit commuée ou modifiée. »
Pétitions et pressions sur Biden
Des défenseurs de l’abolition de la peine de mort ont publié des lettres de centaines de leaders demandant au président de libérer le couloir de la mort fédéral avant le retour possible de Donald Trump au pouvoir. Ces demandes proviennent de pasteurs noirs, de leaders catholiques, d’anciens responsables pénitentiaires, ainsi que de groupes de droits civiques et de défense de la santé mentale.
Pression croissante pour l’obtention de clémence
Biden fait face à une pression croissante pour accorder la clémence aux personnes condamnées à mort, surtout après qu’il a récemment utilisé son autorité exécutive pour pardonner son propre fils. Les défenseurs s’inquiètent des conséquences d’une administration Trump qui pourrait reprendre des exécutions massives similaires à celles observées durant son premier mandat.
Les enjeux de la peine de mort
Actuellement, 40 hommes sont dans le couloir de la mort fédéral, dont 38 % sont noirs, bien que cette population ne représente que 14 % de la population totale des États-Unis. Près d’un homme sur quatre avait 21 ans ou moins au moment du crime, et 43 % d’entre eux viennent de seulement trois États : le Missouri, le Texas et la Virginie.
Opinions d’experts et de familles
Dans une lettre supplémentaire, 38 procureurs et anciens procureurs ont exposé les défauts du système de peine de mort, soulignant que souvent, ce sont les plus malchanceux, et non les plus dangereux, qui sont exécutés. Ils mettent également en avant le fait que la peine de mort ne constitue pas un moyen efficace de dissuasion contre la violence.
Des familles de victimes de meurtres ont également exprimé leurs inquiétudes, affirmant que la peine de mort « gaspille de nombreux millions d’euros qui pourraient être mieux investis dans des programmes réduisant réellement la criminalité. »
Un appel à l’action collective
Des organisations telles que l’American Civil Liberties Union, Amnesty International et d’autres coalitions de défense des droits appellent également Biden à agir. Les alliés de Trump ont renforcé leur rhétorique pro-peine de mort, plaidant pour l’exécution de « tous ceux qui sont surpris à vendre des drogues » et soutenant l’expansion de la peine capitale.
Témoignage d’un condamné
Dans une interview avant les élections, Billie Allen, condamné à mort et qui clame son innocence, a partagé son expérience des exécutions rapides durant le mandat de Trump : « J’avais 19 ans quand je suis arrivé ici. Ce sont des personnes avec qui j’ai grandi. Je les vois être exécutées, ne jamais revenir, ne jamais revoir leurs sourires ou les entendre rire. »