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Paris : manifestation pour la justice après la mort de Hassan Diarra

par Sara
France, Mauritanie

Plus de 1 200 personnes ont défilé samedi à Paris pour réclamer « la justice et la vérité » autour de la mort en garde à vue du Mauritanien Hassan Diarra, survenue il y a plus d’un mois alors qu’il était entre les mains de la police.

La marche, organisée selon les forces de l’ordre avec la participation d’environ 1 200 manifestants, s’est déroulée derrière une grande banderole appelant à faire la lumière sur les circonstances du décès et à traduire les responsables en justice. Les slogans demandaient notamment une enquête transparente et la fin de l’impunité.

Lors de la manifestation, Musa Diarra, cousin de la victime, a pris la parole en déclarant qu’ils souhaitaient obtenir « une explication de la part de la police qui l’a tué de sang-froid » et faire respecter les droits de la famille à connaître la vérité.

Les circonstances de la mort

Hassan Diarra, âgé de 35 ans, a été interpellé dans la nuit du 15 au 16 janvier devant un bâtiment utilisé pour loger des travailleurs. Sa famille affirme qu’il était sorti la veille pour jeter un sac d’ordures et n’était jamais revenu.

La préfecture a d’abord indiqué que le décès était dû à une crise cardiaque survenue pendant sa garde à vue. Toutefois, une vidéo réalisée par des voisins et largement diffusée sur les réseaux sociaux montrait M. Diarra projeté au sol et frappé par des agents avant de perdre connaissance, puis d’être conduit au centre de rétention où son décès a été constaté.

Le parquet de Paris a ouvert, cinq jours après les faits, une information judiciaire pour « violences volontaires ayant entraîné la mort par une personne dépositaire de l’autorité publique », marquant le lancement d’une enquête pénale approfondie.

Allégations d’altération des preuves

Les avocats de la famille ont déposé une plainte supplémentaire pour « destruction de preuves », après avoir constaté l’absence d’enregistrements provenant des caméras portées par les agents impliqués.

Les autorités ont expliqué que ces caméras n’étaient pas en fonctionnement, évoquant un défaut de batterie qui aurait été constaté par un officier, sans fournir davantage de précisions sur les vérifications effectuées ni sur les responsabilités techniques.

Mobilisations et demandes persistantes

Depuis le décès, plusieurs rassemblements ont eu lieu en soutien à la famille. Un hommage avait déjà été organisé le 18 janvier, et une autre marche rassemblant des milliers de personnes s’était tenue le 25 janvier, témoignant d’une mobilisation continue pour obtenir des réponses.

Les proches et les associations réclament désormais des mesures concrètes pour garantir l’impartialité de l’enquête et la transparence des procédures, tandis que la justice poursuit ses investigations afin d’établir les responsabilités.

source:https://www.aljazeera.net/news/2026/2/22/%d9%85%d8%b8%d8%a7%d9%87%d8%b1%d8%a9-%d9%81%d9%8a-%d8%a8%d8%a7%d8%b1%d9%8a%d8%b3-%d8%aa%d8%b7%d8%a7%d9%84%d8%a8-%d8%a8%d8%a7%d9%84%d8%b9%d8%af%d8%a7%d9%84%d8%a9

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