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Des milliers de personnes se sont rassemblées à Téhéran et dans plusieurs villes iraniennes pour commémorer le 47e anniversaire de la révolution de 1979, au cours d’une cérémonie qui a servi de plate‑forme au président Masoud Pezeshkian pour appeler à l’unité nationale et annoncer une ouverture aux négociations sur le dossier nucléaire. Face à des menaces externes et à des divisions internes profondes, le président a insisté sur la nécessité de solidarité tout en affirmant la disponibilité de son gouvernement à discuter du programme atomique iranien.
Appel à la solidarité nationale
Depuis la place Azadi, Pezeshkian a appelé les Iraniens à rester unis « contre les conspirations des puissances impérialistes ». Selon lui, la cohésion du peuple inquiète les ennemis de la République et doit être préservée. Le discours est intervenu après un appel du guide suprême à une forte mobilisation, et la cérémonie a rassemblé des responsables politiques, militaires et religieux.
Ouverture aux négociations nucléaires
Sur la scène internationale, Pezeshkian a répété que l’Iran ne cherche pas à se doter d’armes nucléaires et qu’il est prêt à accepter « tout type de vérification ». Néanmoins, il a souligné que « le haut mur de méfiance » créé par les États-Unis et l’Europe entrave la conclusion des discussions. Cette déclaration a été perçue comme un signal d’ouverture, mais assorti d’une volonté de préserver les droits souverains de l’Iran.
Excuses publiques et gestion des protestations
Le président a présenté des excuses pour les manquements du gouvernement et affirmé que les autorités s’efforcent de résoudre les problèmes économiques et sociaux qui ont déclenché les manifestations. Il a assuré que le pouvoir était « à l’écoute du peuple » et n’entendait pas en venir à la confrontation. Parallèlement, il a imputé une partie des troubles à une « propagande malveillante » étrangère, qualifiant certains épisodes d’émeutes à la suite d’actions cherchant à approfondir les divisions sociales.
Symboles de tension et manifestations de défi
Les commémorations ont été marquées par des expressions virulentes d’hostilité envers les États-Unis et Israël : drapeaux brûlés, cercueils symboliques recouverts d’étendards américains, et expositions d’engins détruits présentés comme des trophées. Dans les rues, des portraits des chefs religieux et des drapeaux palestiniens ont été brandis tandis que des slogans hostiles étaient scandés, illustrant un mélange d’affirmation identitaire et de message politique face aux pressions extérieures.
Pression diplomatique et manœuvres régionales
Sur le plan diplomatique, Téhéran mène simultanément des démarches régionales visant à favoriser la désescalade et à préparer un cadre de négociation. Des responsables iraniens se sont rendus dans plusieurs capitales du Golfe pour faire le point sur les pourparlers en cours et promouvoir le dialogue. Ces efforts s’inscrivent dans un contexte de menaces répétées de Washington et des inquiétudes exprimées par des partenaires régionaux et internationaux.
Un moment critique pour l’avenir
Alors que le pays traverse un moment de forte tension intérieure et de pressions extérieures, le discours de Pezeshkian met en lumière la volonté de l’exécutif de concilier apaisement domestique et ouverture diplomatique. Les déclarations sur les négociations nucléaires et l’appel à l’unité nationale correspondent à une stratégie visant à stabiliser la situation à court terme tout en cherchant une issue négociée sur le plan international.