Accueil ActualitéPnaco: le parquet anti-criminalité officiellement lancé le 5 janvier

Pnaco: le parquet anti-criminalité officiellement lancé le 5 janvier

par Marie
France

Le parquet national anti-criminalité (Pnaco) prend officiellement ses fonctions ce lundi 5 janvier, sous la direction de Vanessa Perrée, procureure nommée par le garde des Sceaux. Cette nouvelle juridiction est conçue pour lutter contre le narcotrafic et les activités liées à la drogue et sera compétente sur l’ensemble du territoire. Le Pnaco regroupe environ 30 personnes, dont 16 magistrats, et sera l’un des trois parquets spécialisés, aux côtés du PNF et du Pnat. Ses premiers bilans devront être mesurés en interpellations, condamnations et démantèlement de réseaux.

À l’échelle nationale et locale, le Pnaco entre en fonction

Installé ce lundi, le Pnaco sera dirigé par Vanessa Perrée et bénéficiera d’un dispositif qui permet d’intervenir sur le territoire français avec des moyens dérogatoires connus à ce jour pour la lutte contre la criminalité organisée. Le ministère de la Justice précise que le parquet cherchera à récupérer près de 170 affaires complexes, dont certaines portaient sur des réseaux de narcotrafic et la DZ Mafia.

Photo associée au lancement du Pnaco en France
Photographie associée au lancement du Pnaco.

Aux côtés du parquet national financier (PNF) et du parquet national antiterroriste (PNAT), le Pnaco devient le troisième parquet spécialisé à avoir une compétence sur l’ensemble du territoire. Il s’agit d’un repositionnement institutionnel destiné à accélérer les investigations liées à des dossiers «grands» et complexes dans le domaine de la drogue et de la criminalité organisée.

Compétences, pouvoirs et premiers dossiers

Les missions du Pnaco ne se limitent pas au trafic de stupéfiants: ses compétences couvrent l’ensemble des activités illicites liées à la drogue et s’étendent au trafic d’êtres humains, à la fraude fiscale, au trafic d’armes et au blanchiment d’argent. Cette approche vise à traiter les dossiers en réseau et à mieux coordonner les enquêtes lorsque des liens existent entre des affaires séparées.

Un élément marquant est la perspective d’élargir les pouvoirs dérogatoires au droit commun, évoquée par le ministre de la Justice, Gérald Darmanin. Cela pourrait permettre aux services de renseignement de décrypter les réseaux de communication parallèles utilisés par les narcotrafiquants. Toutefois, les tribunaux dotés d’une Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) continueront à juger des affaires liées à la criminalité organisée et aux stupéfiants de «grande complexité».

Parmi les premiers dossiers cités figure l’affaire Mohamed Amra, présentée comme l’une des premières audiences majeures du Pnaco. Les résultats se mesureront notamment à travers les interpellations, les condamnations et le démantèlement des réseaux.

Source: https://www.cnews.fr/france/2026-01-05/lutte-contre-le-narcotrafic-quoi-va-servir-le-parquet-national-anticriminalite

Cela pourrait vous intéresser

Laisser un commentaire