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Portugal: centre gauche et extrême droite au second tour

par Marie
Portugal

Au Portugal, le second tour de la présidentielle est programmé pour le 8 février 2026, entre Antonio José Seguro, candidat de centre gauche, et André Ventura, leader de l’extrême droite. Selon des résultats partiels du premier tour, Seguro arrive en tête avec 31 % des suffrages, tandis que Ventura atteint 23,5 %. Le scrutin, qui a réuni 11 candidats, met en évidence les bouleversements politiques récents et le renforcement des eurosceptiques au Portugal. Le Premier ministre Luís Montenegro, reconduit à la tête d’un exécutif minoritaire, ne donnera pas de consigne de vote; le président Marcelo Rebelo de Sousa, pour sa part, n’a pas tranché sur l’issue du duel et jouera un rôle d’arbitre éventuel en cas de crise.

Partisans du candidat socialiste Antonio José Seguro lors des résultats du premier tour
Partisans du socialiste Seguro après les résultats du premier tour.

Portugal: centre gauche et extrême droite au second tour le 8 février 2026

Le premier tour a confirmé une fracture profonde du paysage politique: Antonio José Seguro, 63 ans, est arrivé en tête avec 31 % des suffrages, selon des résultats partiels quasi complets, devant l’eurodéputé libéral Joao Cotrim Figueiredo et l’indépendant Henrique Gouveia e Melo, un amiral à la retraite. André Ventura, 43 ans, chef du mouvement Chega, a obtenu 23,5 % et poursuit sa progression vers le duel décisif. Le candidat soutenu par le gouvernement, Luís Montenegro, dirige un exécutif minoritaire et devra trouver une ligne de conduite face à un président qui n’appartient pas à son camp.

Face à ces résultats, Antonio José Seguro a déclaré: « J’appelle tous les démocrates, tous les progressistes et tous les humanistes à se joindre à nous pour, tous ensemble, vaincre l’extrémisme et ceux qui sèment la haine et la division parmi les Portugais », dans son discours de victoire. André Ventura a répliqué: « La droite s’est fragmentée comme jamais, mais les Portugais nous en ont donné le leadership », et a invité les électeurs à ne pas avoir « peur du changement ».

Le président du gouvernement Luís Montenegro a ajouté: « Pas de consigne de vote ». Dans l’analyse des analystes, Paula Espirito Santo commente: « Moins d’un an après la victoire de la droite de Luís Montenegro, tout indique que le prochain président sera un socialiste ». Ces échanges reflètent une campagne où les enjeux institutionnels et les calculs politiciens s’entremêlent, alors que le pays attend le duel final sur fond de rééquilibrage du pouvoir.

Rôle du président et perspectives institutionnelles

Élu au suffrage universel, le président portugais ne dispose pas de pouvoirs exécutifs, mais peut être appelé à jouer un rôle d’arbitre en cas de crise, disposant du droit de dissoudre le Parlement pour convoquer des élections législatives, rappelle La Croix dans son éclairage sur le sujet. Toujours selon les résultats partiels, Joao Cotrim Figueiredo est troisième avec près de 16 % et Henrique Gouveia e Melo, un amiral à la retraite qui avait dirigé avec succès la campagne de vaccination contre le Covid-19, a terminé quatrième, avec un peu plus de 12 % des voix.

Source: https://www.franceinfo.fr/monde/europe/union-europeenne/presidentielle-au-portugal-le-centre-gauche-et-l-extreme-droite-s-affronteront-au-second-tour_7751002.html

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