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    Putin humilie l’Occident et défie l’Ukraine dans un jeu géopolitique

    Russie, Ukraine, États-Unis, Allemagne

    Wladimir Putin intensifie ses actions en Ukraine, défiant ouvertement l’Occident et le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans un jeu géopolitique marqué par une escalade militaire et des exigences croissantes. Alors que les tensions s’exacerbent, le Kremlin envoie un message clair à ses adversaires, remettant en cause la cohésion et la crédibilité des soutiens occidentaux à l’Ukraine.

    Le président du Kremlin Wladimir Putin

    Une double humiliation pour l’Occident

    Alors que le prétendu « deal » entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky semblait annoncer une trêve, Vladimir Putin a repris les bombardements sur Kiev avec une intensité inégalée, ignorant les appels de l’ancien président américain à cesser les hostilités. Cette offensive symbolise une nouvelle humiliation infligée à l’Occident, déjouant ses tentatives diplomatiques et renforçant la position russe.

    Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, ne se contente pas d’exiger la totalité de l’est de l’Ukraine, conformément à une révision constitutionnelle russe, mais il dévalorise aussi la constitution ukrainienne qui revendique la Crimée, rendant ainsi caduques les revendications de Zelensky. Cette posture déstabilise le président ukrainien sur la scène internationale, en soulignant son isolement même face à ses alliés américains.

    La stratégie de Putin face à l’Occident

    Dans son plan en sept points, la Russie évite soigneusement de mentionner l’enlèvement de dizaines de milliers d’enfants ukrainiens par les forces russes, un acte qualifié de crime de guerre à connotation génocidaire. Par ce geste, Moscou cherche à effacer l’identité ukrainienne en assimilant ces enfants à la Russie, une démarche qui profite du silence tacite de Washington.

    Sur tous les fronts, Putin manœuvre habilement pour placer l’Occident sur la défensive, divisant aussi bien les États-Unis que l’Europe. La presse russe souligne cette fracture, et des experts occidentaux, comme Roderich Kiesewetter, constatent une faiblesse grandissante du camp occidental. La situation actuelle laisse l’impression que l’agresseur s’en sort largement gagnant tandis que la victime endure un déclin dramatique.

    Un ultimatum américain à Zelensky

    Dans ce contexte de tension, Donald Trump adresse un ultimatum voilé à Zelensky. Il exige la signature d’un accord selon lequel l’Ukraine céderait ses ressources stratégiques, notamment ses terres rares, aux États-Unis pour soutenir le capitalisme numérique américain. Ce marché, perçu comme impérialiste, reflète une logique d’exploitation au détriment de l’Ukraine, renforçant la convergence d’intérêts entre Trump et Putin sur le dos de Kiev.

    Trump adopte une posture de « blame game », accusant cyniquement Zelensky d’avoir déclenché la guerre, tout en refusant de confronter directement Putin. Son vice-président J.D. Vance formule clairement la position américaine : si l’Ukraine refuse tout compromis territorial, les États-Unis se retireront des efforts de médiation. Trump minimise aussi l’engagement américain en affirmant « nous voulons juste aider », transformant son rôle de négociateur en celui d’un simple bienfaiteur.

    Enfin, Trump questionne vertement la légitimité de la résistance ukrainienne actuelle, critiquant son absence en 2014 lors de la perte « sans un tir » de la Crimée sous la présidence Obama, insinuant une incohérence dans la stratégie ukrainienne.

    Roderich Kiesewetter, expert en géopolitique

    Les défis européens et allemands

    Sur le plan européen, les critiques fusent à l’encontre des gouvernements successifs allemands. Roderich Kiesewetter, fervent défenseur de l’Ukraine, déplore l’absence d’une véritable unité européenne face à la menace russe. Le passage du chancelier Olaf Scholz à Friedrich Merz semble ne rien changer quant à la politique allemande, avec des arguments qui restent inchangés depuis plusieurs années.

    Kiesewetter rappelle une leçon historique : en 1938, le refus de l’Occident de voir la menace hitlérienne déboucher sur une catastrophe. Aujourd’hui, il voit en Europe des « Daladiers et Chamberlains » contemporains, trop enclins à plaider pour la paix sans affronter la réalité des intentions de Putin, notamment une possible agression contre l’OTAN. L’absence d’un leader européen fort, capable de fédérer une coalition déterminée, constitue un risque majeur pour la stabilité du continent.

    Le silence et les changements d’avis de Friedrich Merz, notamment sur l’armement tel que le missile de croisière Taurus, témoignent d’une posture hésitante au moment où le monde attend des réponses claires. Par ailleurs, la non-participation de Merz à un sommet mondial majeur, en contraste avec la présence de Trump, souligne également les tensions diplomatiques et les enjeux de représentation sur la scène internationale.

    Putin Humilie Occident | Putin | Trump | Selenskyj | Ukraine | Russie | Occident | Conflit | Guerre | Géopolitique | Diplomatie | États-unis | Allemagne
    source:https://www.focus.de/politik/ausland/reitz-wladimir-putin-laedt-nach-und-schickt-doppelte-demuetigung-an-den-westen_8ec5d34f-ce2f-40b8-aa4a-b0e70e8153b1.html8ec5d34f-ce2f-40b8-aa4a-b0e70e8153b1.html

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