Aller au contenu

Vendredi 9 octobre 2026 Mis à jour à 10 h 33

Lire sans pub
Rafah: réouverture limitée du poste-frontière annoncée

Rafah: réouverture limitée du poste-frontière annoncée

Par Marie 3 min de lecture

Garder Discussion
Israël, Égypte, Bande de Gaza (Palestine)

Lors d’une annonce relayée par le bureau du Premier ministre israélien, Israël a déclaré une réouverture limitée du poste-frontière de Rafah, entre la bande de Gaza et l’Égypte, dans le cadre d’un cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre. Cette réouverture est réservée aux piétons et soumise à un mécanisme d’inspection israélien complet, et s’inscrit dans le cadre du plan en 20 points du président américain Donald Trump. Toutefois, les autorités israéliennes soulignent que le Hamas n’a pas encore restitué le corps du dernier otage israélien retenu à Gaza, le policier Ran Gvili, et qu’une coordination avec l’Égypte est nécessaire avant toute ouverture plus large. Dimanche, des médias israéliens ont rapporté que les emissaires de l’administration Trump, Jared Kushner et Steve Witkoff, avaient exhorté le Premier ministre Netanyahou à rouvrir Rafah sans attendre la restitution.

Rafah : réouverture limitée et cadre du plan Trump

Le poste-frontière de Rafah est un point d’entrée essentiel de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza. Sa réouverture est réclamée de longue date par les Nations Unies et la communauté humanitaire.

« Dans le cadre du plan en 20 points du président Trump, Israël a accepté une réouverture limitée du passage frontalier de Rafah, réservée aux piétons et soumise à un mécanisme d’inspection israélien complet », a écrit le bureau du Premier ministre sur X.

Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu à Gaza le 10 octobre, les autorités israéliennes n’ont pas autorisé l’accès par Rafah, invoquant le fait que le Hamas n’a pas encore restitué le corps du dernier otage et la nécessité d’une coordination avec l’Égypte. Dimanche, Kushner et Witkoff ont été décrits comme arrivant en Israël pour discuter de l’avenir de la bande de Gaza. Après l’annonce par les États‑Unis du passage à la deuxième étape du plan Trump, le président américain a dévoilé à Davos son projet pour un « Nouveau Gaza », censé transformer le territoire en un complexe luxueux de gratte-ciels en bord de mer.

La deuxième phase du plan prévoit le désarmement du Hamas, le retrait progressif de l’armée israélienne qui contrôle encore environ la moitié du territoire et le déploiement d’une force internationale.

Si la trêve a mis fin aux bombardements massifs et si la crise humanitaire demeure aiguë, les deux parties s’accusent mutuellement d’en violer les termes et les discussions autour d’une ouverture de Rafah restent conditionnées à des engagements concrets et à des assurances relatives à la sécurité et à l’assistance humanitaire.

Porte-frontière de Rafah entre Gaza et l'Égypte
Rafah, un point clé pour l’aide humanitaire dans la bande de Gaza.

Réactions et cadre humanitaire

L’annonce et l’éventuelle réouverture suscitent des réactions diversifiées au niveau international. L’ONU et les organisations humanitaires rappellent que l’accès humanitaire et la sécurité des civils restent essentiels, tandis que les États‑Unis et Israël soulignent les conditions liées à la restitution des corps et au contrôle des flux.

Selon les médias israéliens, l’amiral Brad Cooper, chef du Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, est également présent en Israël dans ce périmètre diplomatique. L’agence évoque la perspective d’un équilibre entre sécurité et aide humanitaire dans un contexte où le projet Nouveau Gaza est évoqué comme objectif sans certitude de mise en œuvre rapide.

La présence des envoyés américains à Davos et les discussions en cours montrent que les parties envisagent une révision du dispositif de sécurité et une potentielle présence internationale, tout en réaffirmant leur position sur le rôle du Hamas et la nécessité d’un désarmement progressif.

Dans ce cadre, les autorités israéliennes répètent que l’ouverture est conditionnée à la restitution du corps et à la coordination avec l’Égypte, tandis que les responsables palestiniens et les ONG appellent à des garanties concrètes pour l’arrivée d’aide et à la protection des civils. Les prochains jours devraient préciser si Rafah peut devenir un point d’accès humanitaire régulier sous un contrôle international éventuel.

Rafah et l'aide humanitaire dans la zone frontalière
Image AFP montrant le poste-frontière et les enjeux humanitaires (Le Parisien).
Source: https://www.lefigaro.fr/international/gaza-israel-annonce-une-reouverture-limitee-du-poste-frontiere-de-rafah-20260126

Cet article vous a-t-il aidé à comprendre ?

Connectez-vous pour donner votre avis : il aide la rédaction à savoir ce qui reste à expliquer.

Abonnement One Media

Lisez One Media sans publicité

Formule

Aucune publicité sur votre compte, votre carte de lecteur numérotée à votre nom, résiliable à tout moment.

Toutes les formules, dont l’annuel avec 2 mois offerts

Discussion

Soyez le premier à réagir. Un compte gratuit suffit ; le premier message est relu avant publication.

Se connecter Créer un compte

À lire ensuite

Tout le fil

Explorer

Chargement des rubriques…

Votre compte

Créez un compte gratuit pour garder des articles, suivre des rubriques, retrouver votre historique et participer aux débats.

Se connecter Créer un compte