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Rappel des laits Guigoz et Nidal : témoignages et investigations

Rappel des laits Guigoz et Nidal : témoignages et investigations

Par Marie 3 min de lecture

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France

Le rappel des laits infantiles Guigoz et Nidal, déclenché par Nestlé et étendu en Europe, interroge sur la sécurité des produits pour nourrissons et sur la rapidité des réponses des autorités. La cellule investigation de Radio France a relaté que de nombreux parents ont signalé des symptômes chez leurs enfants après la consommation des lots concernés. L’affaire est égalementive de l’échelon européen: le 11 décembre 2025, l’Italie a signalé via le système d’alerte rapide de l’Union européenne (RASFF) l’origine du problème et a déclenché un rappel ciblé sur des lots fabriqués aux Pays‑Bas, avant d’élargir le périmètre. En France, près de 838 000 boîtes ont été bloquées dans les entrepôts au moment où les analyses devaient préciser les causes, et un décès infantile a été signalé comme faisant l’objet d’investigations.

Extension du rappel et signaux européens

Selon les informations publiques, l’extension du retrait est liée à l’élucidation par Nestlé des causes de la contamination observée aux Pays‑Bas, et à l’identification d’un ingrédient suspect dans plusieurs formules infantiles. Le groupe explique que le rappel est une mesure de précaution, après que des millions de pots de lait en poudre ont été distribués dans une soixantaine de pays. Le 26 décembre 2025, les résultats des tests menés dans l’usine française de Boué, dans l’Aisne, ont confirmé la présence d’une toxine baptisée céréulide dans les lots fabriqués sur place. Des centaines de milliers de boîtes ont été bloquées, et les produits distribués demeuraient encore chez les consommateurs pendant plusieurs jours, sans rappel officiel, selon les remontées des investigations.

Inquiétude autour des laits Guigoz et Nidal
Image associée à l’enquête Radio France sur le rappel des laits Guigoz et Nidal.

Ce que disent autorités et Nestlé

Du côté des autorités, le centre de crises sanitaires du ministère de la Santé précise que “l’imputabilité des symptômes avec la consommation du lait incriminé n’a été établie dans aucune des situations signalées”, tout en signalant qu’un décès d’un nourrisson ayant consommé un lait concerné a été signalé et fait l’objet d’investigations. Dans une vidéo, le PDG de Nestlé, Philipp Navratil, a déclaré:

« Je tiens à vous rassurer : aucun cas de maladie liée aux produits touchés n’a été confirmé jusqu’à présent. »

Selon le groupe, le rappel est une mesure de précaution et les investigations se poursuivent pour confirmer tout lien éventuel entre les produits et les symptômes signalés. Par ailleurs, Nestlé indique que « la confirmation de tout cas lié à la consommation du produit nécessite des informations médicales » et que le lien entre les infections et la consommation du lait reste à établir, en attendant les résultats des analyses. Ces communications ont été relayées dans la cellule investigation de Radio France, qui rappelle qu’un seul laboratoire en France est accrédité pour tester la toxine céréulide et que les demandes d’analyse doivent passer par les directions départementales de la protection des populations (DDPP).

La cellule investigation de Radio France souligne également que des signalements de parents, tels que Lucie et Apolline, illustrent les difficultés vécues par les familles. Lucie raconte:

« Mon fils est tombé gravement malade. J’ai contacté les autorités, mais quand je leur demande de tester le lait, on me répond qu’aucun enfant malade n’a été confirmé et que donc il ne sert à rien de tester le lait. Je me sens incomprise, démunie, et totalement abandonnée par les autorités de santé. »

Apolline ajoute:

« La direction départementale des populations du Nord m’a rappelée. J’ai insisté pour que le pot de lait de mon fils soit testé. On m’a dit que ce serait jeter de l’argent par les fenêtres. »

Ces témoignages illustrent les difficultés rencontrées par les familles pendant que les autorités et Nestlé mènent les analyses et que les cadres réglementaires restent en vigueur.

Par ailleurs, les fiches de rappel précisent qu’un ingrédient provenant d’un fournisseur est à l’origine d’une présence potentielle de céréulide, une toxine produite par Bacillus cereus. Les Bacillus cereus peuvent provoquer des vomissements et des diarrhées et, dans des cas plus graves, des infections pouvant être mortelles chez certains nourrissons et jeunes adultes. Le rappel concerne des références Guigoz et Nidal – notamment des laits en poudre et des laits liquides – et les consommateurs sont invités à ne plus utiliser les produits et à les détruire. Les autorités indiquent que les familles peuvent contacter le service consommateur de Nestlé pour signaler les boîtes concernées et obtenir des instructions.

Témoignages de parents sur les rappels
Illustration des témoignages recueillis autour du rappel des laits infantiles.

En somme, les investigations se poursuivent: des tests supplémentaires sont attendus pour confirmer l’imputabilité des symptômes et déterminer si des cas supplémentaires existent, alors que Docker les autorités et Nestlé s’efforcent de clarifier les faits et d’assurer la sécurité des produits encore sur le marché.

Source: https://www.franceinfo.fr/enquetes-franceinfo/enquete-rappel-des-laits-infantiles-guigoz-et-nidal-des-parents-d-enfants-malades-alertent-les-autorites_7750933.html

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