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Le rassemblement évangélique des gens du voyage, connu sous le nom de « Vie et lumière », est de retour à la base aérienne de Grostenquin (Moselle) en 2025, malgré des années d’oppositions et de controverses. Programmé du 24 août au 1er septembre, cet événement attire plusieurs dizaines de milliers de participants et représente un enjeu majeur pour les autorités et les résidents locaux.
Un rendez-vous récurrent avec un passé mouvementé
Ce rassemblement, qui a déjà eu lieu à plusieurs reprises depuis 2006 — notamment en 2015, 2017 et 2023 —, revient dans une région qui a connu des tensions. Lors de l’édition 2023, plus de 4 500 caravanes ont envahi la base aérienne, provoquant l’indignation de certains élus et la colère de la population locale. La mise en place d’un plan de sécurité renforcé avait été requise pour préserver l’ordre public, mais depuis 2017, le Premier ministre de l’époque, Édouard Philippe, avait exprimé son souhait de ne plus voir cet évènement se tenir à Grostenquin.
Une décision gouvernementale contestée
Cette année, la préfecture de Moselle, représentée par Pascal Bolot, a confirmé la reprise de l’événement, malgré la méfiance de plusieurs maires. Ceux-ci craignent principalement les nuisances pour la zone Natura 2000 située à proximité et pour la tranquillité des habitants. La réponse de l’État a été de garantir que des mesures seront prises pour limiter les désagréments, notamment par des dispositifs renforcés pour la sécurité, la gestion des flux et la préservation de l’environnement agricole voisin.
Organisation et enjeux logistiques
Le rassemblement, prévu du 24 au 31 août, implique une forte mobilisation des forces de sécurité avec l’engagement de plusieurs centaines de gendarmes et pompiers. La gestion des flux de véhicules, l’accès à l’eau, la sécurité routière et la propreté sont autant de défis à relever. En 2023, ces aspects avaient suscité d’importantes préoccupations, notamment à cause des déjections et de la saleté générée par les participants.
Pour limiter l’impact sur l’environnement et les terrains agricoles environnants, un marquage précis des zones a été réalisé, et des discussions sont en cours avec les exploitants agricoles de la région. La collaboration avec les élus locaux s’avère capitale pour coordonner cette opération et minimiser les troubles liées à cet évènement annuel.
Perspectives et zones alternatives
En parallèle, deux autres sites en France avaient été envisagés pour accueillir cette édition, mais leur aménagement s’est avéré difficile dans les délais. Un terrain a cependant été acquis dans le Loiret, où la communauté du voyage organise déjà une grande rencontre annuelle. La priorité reste à Grostenquin, dont la décision a été confirmée malgré l’opposition, dans un contexte où l’État souhaite maintenir cette tradition dans l’intérêt de la communauté évangélique et des gens du voyage.