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Réaction de la France au refus de Baerbock de serrer la main en Syrie

par Sara
France

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a réagi au refus de handshake du dirigeant islamiste syrien Ahmed al-Scharaa envers la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock. Lors d’une interview accordée au radio RTL, Barrot a exprimé sa préférence pour un échange de poignées de main.

Une rencontre marquée par des enjeux plus importants

Barrot a souligné qu’il aurait préféré que al-Scharaa tende la main à Baerbock. Toutefois, il a précisé que le but de cette visite n’était pas de se concentrer sur cet incident. « Préférerais-je qu’Ahmed al-Scharaa ait serré la main de ma collègue allemande ? La réponse est oui. Mais était-ce le but de ce voyage ? La réponse est non », a-t-il déclaré.

Il a ensuite mis en avant des sujets cruciaux, notamment le traitement des dizaines de milliers de partisans de l’État islamique détenus dans les prisons du nord-est de la Syrie, ainsi que l’arsenal d’armes chimiques de l’ancien régime de Bachar al-Assad.

Les femmes au centre des discussions

Lors de leur visite au palais présidentiel de Damas, al-Scharaa a accueilli Baerbock et Barrot. Bien que al-Scharaa n’ait pas serré la main de Baerbock en raison de son statut de femme, cette dernière a relativisé cet acte. Elle a déclaré qu’elle s’attendait à ce que « les poignées de main ici ne soient pas ordinaires ».

Baerbock et Barrot ont néanmoins eu des discussions approfondies sur les droits des femmes, un sujet qu’ils considèrent comme un indicateur clé de la société. « Les droits des femmes sont le baromètre d’une société », a affirmé Baerbock, précisant qu’ils avaient clairement exprimé ce point de vue aux responsables à Damas.

Des images controversées

Le média NTV a rapporté que des sites internet proches de la milice islamiste Hajat Tahrir al-Scham (HTS) ont floué les images de Baerbock lors de sa rencontre avec le dirigeant de la HTS. Sur plusieurs photos diffusées par le canal de nouvelles proche de HTS, la ministre et deux interprètes apparaissent floues.

Le contexte syrien

Autos devant le Sednaya en Syrie

Le régime de Bachar al-Assad est souvent critiqué pour ses violations des droits de l’homme, notamment en ce qui concerne le traitement des détenus. Les discussions sur les droits des femmes viennent s’ajouter à un tableau déjà complexe des relations internationales impliquant la Syrie.

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