Les États-Unis se préparent à quitter l’Organisation mondiale de la santé (OMS), après qu’un décret signé par le président Donald Trump a ordonné ce retrait et engagé une procédure d’un an. La période de retrait doit durer un an et doit se terminer dans les jours qui viennent. Dans ce contexte, les responsables répètent que le retrait ne se justifie pas par des économies et que l’OMS est essentielle pour la sécurité sanitaire mondiale. La question du financement, et les arriérés de paiement, occupent aussi le centre des debates à Genève et dans les capitales.

À Genève, l’OMS réagit au retrait américain
À Genève, Tedros Adhanom Ghebreyesus a déclaré que «Le retrait de l’OMS est une perte pour les États-Unis, et c’est aussi une perte pour le reste du monde», ajoutant que l’agence continuera à coopérer dans les domaines clés et que la mission n’est pas remise en cause par le débat budgétaire. Selon lui, ce n’est pas une question d’argent; «Ce qui compte le plus, c’est la solidarité, la coopération et la préparation du monde entier à toute éventualité, face à un ennemi commun comme un virus, comme la COVID-19».
Le conseiller juridique principal de l’OMS, Steve Solomon, a déclaré que la date précise d’un retrait effectif restait difficile à prévoir, car la Constitution de l’OMS ne comporte pas de clause de retrait. Il a aussi précisé que Washington était en retard de paiement pour 2024 et 2025, et que les États membres devraient examiner si ces arriérés sont bien dus.
«Le financement est essentiel (…) pour que l’OMS puisse pleinement remplir sa mission», a-t-il rappelé, tout en ajoutant que, lorsque l’organisation appelle les États‑Unis à réintégrer l’agence, ce n’est pas une question d’argent et que ce qui compte le plus demeure la solidarité et la préparation du monde entier.
L’enjeu budgétaire et la coopération internationale
Selon La Provence, l’Organisation mondiale de la santé a qualifié la décision de dangereuse pour les États‑Unis comme pour le reste du monde: «était dangereuse pour les États-Unis comme pour le reste du monde».
Au-delà du langage, les experts soulignent que des coupes budgétaires globales fragilisent les systèmes de santé et que l’OMS dépend des contributions des États membres pour assumer ses missions de prévention et de réponse rapide. Les discussions actuelles portent sur la manière dont les paiements en retard et la stabilité financière pourraient influencer la capacité de l’agence à coordonner des actions en cas de pandémie et à maintenir des programmes de surveillance et de préparation.
La publication de ces positions montre une divergence d’approches entre les partisans d’une réintégration rapide et ceux qui appellent à une évaluation plus large des mécanismes de financement et de gouvernance, tout en soulignant que la coopération internationale demeure un pilier pour faire face à des menaces sanitaires communes.