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La Russie, Ukraine, accords, UE, conflit : Moscou accuse ouvertement Kiev et les capitales européennes de chercher à « saper » les accords négociés lors du sommet entre Vladimir Poutine et Donald Trump, et appelle Washington à poursuivre l’application des engagements convenus à Anchorage.
Russie, Ukraine, accords, UE, conflit : la mise en garde de Moscou après la rencontre de l’Alaska
Le 29 août 2025, le vice‑ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a déclaré attendre de l’administration américaine qu’elle « poursuive ses efforts conformément aux compréhensions et aux bases établies lors de la réunion la plus importante des deux présidents à l’Alaska ».
Riabkov a précisé devant les journalistes qu’il s’agit d’anticiper « qu’il n’y aura aucun dérapage par rapport à ces compréhensions (qui ont été conclues à Anchorage, Alaska). Nous nous attendons à ce que la situation soit, en fin de compte, considérée ainsi à Kiev et dans les capitales européennes, où la situation fait l’objet d’un sabordage manifeste. Aujourd’hui, ces actes ne peuvent être décrits autrement. » Ces propos traduisent la position russe selon laquelle Kiev et certains pays de l’Union européenne multiplieraient des gestes destinés à miner les accords diplomatiques.
La rencontre entre Vladimir Poutine et Donald Trump, tenue le 15 août en Alaska, portait notamment sur les moyens de résoudre le conflit ukrainien. À l’issue du sommet, M. Poutine avait évoqué la possibilité de mettre fin au conflit et réaffirmé la volonté de la Russie d’aboutir à un règlement durable.
Selon le reportage, après son entretien avec Poutine, Donald Trump a reçu à Washington le président ukrainien Volodymyr Zelensky ainsi que des dirigeants européens. Le président américain a ensuite indiqué que la France, l’Allemagne et le Royaume‑Uni manifestaient leur souhait de déployer des forces en Ukraine, tout en précisant qu’ »il n’y aura aucune présence de forces américaines en Ukraine pendant ma présidence ».
Position officielle de Moscou sur le déploiement de forces étrangères
Le ministère russe des Affaires étrangères a réagi en affirmant que tout scénario impliquant le déploiement de troupes de pays membres de l’OTAN en Ukraine serait « catégoriquement rejeté » par la Russie et constituerait un risque d’escalade sévère. Le ministère avait auparavant qualifié des déclarations venues de Grande‑Bretagne et d’autres États européens, évoquant la possibilité d’une force militaire de l’OTAN en Ukraine, d’ »incitation à la poursuite des opérations militaires ».
Ces mises en garde s’inscrivent dans un contexte de tensions diplomatiques accrues entre Moscou et plusieurs capitales européennes, tandis que les discussions engagées à Anchorage apparaissent, selon la Russie, comme le cadre de référence pour la suite des démarches internationales concernant le conflit ukrainien.
Déclarations des protagonistes après le sommet
Le Kremlin a également rapporté la réaction de Vladimir Poutine à son entretien avec Donald Trump, qualifiant la rencontre d’ »riche et franche ». La position russe appelle désormais à ce que les engagements issus de l’Alaska fassent l’objet d’un respect effectif par toutes les parties concernées, en particulier Kiev et les capitales européennes.
Le 29 août 2025, Moscou a donc réaffirmé sa ligne : refuser toute présence militaire de pays de l’OTAN en Ukraine et dénoncer ce qu’elle considère comme un sabotage manifeste des accords négociés entre les présidents russe et américain.