Une saisie de navire est intervenue dans le golfe de Finlande après que l’équipage a été soupçonné d’avoir endommagé un câble de télécommunications appartenant au groupe Elisa. Selon la police finlandaise, le navire se situait dans la zone économique exclusive estonienne lorsque l’incident s’est produit; les garde-côtes ont ordonné d’arrêt, de relever l’ancre, puis de mouiller dans les eaux territoriales finlandaises. Elisa avait détecté une anomalie sur le câble et l’avait signalée aux autorités dans la journée. L’enquête est ouverte pour « dommages criminels aggravés, tentative de dommages criminels aggravés et entrave aggravée aux télécommunications », et les autorités coopèrent avec plusieurs partenaires nationaux et internationaux, notamment estoniens. Dans ce contexte, des experts et des responsables politiques évoquent une dimension sécuritaire autour des câbles sous-marins en mer Baltique, où des infrastructures critiques ont été endommagées ces dernières années et où la notion de « guerre hybride » est fréquemment évoquée.

Saisie du navire et déroulé des faits dans le golfe de Finlande
Selon le communiqué de police, le navire est soupçonné d’être « responsable des dégâts causés au câble », qui appartient au groupe Elisa et se situe dans la zone économique exclusive estonienne. La chaîne d’ancre du navire était à l’eau lorsque les garde-côtes ont ordonné l’arrêt, puis le déplacement et le mouillage dans les eaux territoriales finlandaises. L’incident a été détecté après qu’Elisa a signalé une anomalie sur son câble et une coopération a été engagée avec les autorités nationales et internationales. Des divergences apparaissent sur la chronologie entre les sources, mais l’objectif commun est de faire lumière sur les faits et les auteurs potentiels.

Contexte et cadre des câbles sous-marins dans la mer Baltique
Les câbles sous-marins jouent un rôle clé dans les communications transfrontalières et la sécurité numérique. Des incidents similaires ont été documentés ces dernières années dans la mer Baltique, nourrissant les spéculations sur une possible utilisation stratégique des sabotages. Des experts et responsables politiques évoquent le sabotage présumé comme un élément de la « guerre hybride » menée par la Russie contre les pays occidentaux.
« La Finlande est préparée à relever les défis sécuritaires de toutes sortes et nous y répondons en conséquence », a déclaré le président finlandais Alexander Stubb dans un communiqué publié mercredi sur X.
La coopération entre la Finlande et l’Estonie, ainsi que le recours à des partenaires internationaux, est mise en avant par les autorités pour mener à bien l’enquête et examiner les implications pour la sécurité des infrastructures critiques dans la région.