Des documents relayés par Le Canard enchaîné évoquent des consignes destinées à préparer les hôpitaux publics français à une éventuelle crise majeure, envisagée comme une guerre de haute intensité. Selon ces sources, il serait question d’organiser des centres médicaux pouvant accueillir des milliers de blessés et d’installer des structures près d’infrastructures logistiques comme des gares routières ou des ports. Le gouvernement parle d’anticipation et de résilience, mais les détails restent partiels et les dates fluctuantes.
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France: préparation hospitalière et livret d’anticipation
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Dans l’édition du Canard enchaîné, des documents affirment que le ministère de la Santé aurait adressé des consignes aux ARS pour préparer, d’ici un an, un « engagement majeur » et l’accueil de milliers de blessés. Ces éléments ont été relayés par la presse et mis en relation avec une préparation plus générale de mesures en cas de crise, similaires à celles envisagées lors de la pandémie. Des propositions évoquent aussi la construction de centres médicaux dédiés au traitement des blessés dans des zones bien situées par rapport aux flux logistiques.
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La ministre de la Santé et du Travail, Catherine Vautrin, a toutefois nuancé ces projections. « Cela fait partie de l’anticipation, comme les stocks stratégiques, comme les épidémies. Je n’étais pas en poste au moment du Covid-19, souvenez-nous, il n’y avait pas de mots assez durs sur l’impréparation du pays », a-t-elle déclaré à BFMTV-RMC. Elle a ajouté: « Il est tout à fait normal que le pays anticipe les crises. Cela fait partie de la responsabilité des administrations centrales ». Les documents évoqués mentionnent aussi un livret destiné à informer sur les pratiques à adopter en cas de crise, avec une section dédiée à la guerre nommée d’emblée « Tous résilients ».
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Réactions officielles et contexte géopolitique
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Des déclarations des dirigeants et le contexte international alimentent le débat. Le président Emmanuel Macron a répété que le contexte européen est menacé et a utilisé l’expression « Poutine est un ogre à nos portes », le qualifiant aussi de « prédateur » qui « ne veut pas la paix ». L’interrogation portée par les responsables civils et militaires porte sur l’efficacité des mesures d’anticipation en cas de conflit et sur leur communication auprès du public et du personnel hospitalier.
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Selon les reportages, le gouvernement prépare aussi la distribution d’un livret « Tous résilients » et affirme travailler à des consignes communes pour faire face à une crise majeure, y compris en matière de logistique hospitalière et d’organisation des équipes. Si des détails restent à préciser, la tonalité demeure prudente et centrée sur la préparation et la résilience du système de santé face à l’inconnu.