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Quinze anciens hauts responsables américains ont adressé une note aux équipes de la Maison-Blanche, au département d’État et aux membres du Congrès pour mettre en garde contre toute tentative d’utiliser la force pour s’emparer du Groenland, une île riche en minerais rares. Les signataires, issus des deux grands partis, estiment qu’une telle démarche serait gravement contre-productive pour les intérêts stratégiques des États-Unis.
Parmi les signataires figurent d’anciens ambassadeurs auprès de l’OTAN, des conseillers du département d’État pour les affaires européennes et d’anciens responsables du Conseil national de sécurité. La note a été envoyée aux plus hauts responsables de l’administration, y compris au vice-président et au secrétaire d’État, ainsi qu’à des élus des deux partis, dans l’objectif de rassembler une opposition législative à toute action coercitive.
- Quatre anciens ambassadeurs américains auprès de l’OTAN.
- Trois anciens assistants du secrétaire d’État pour l’Europe.
- Trois anciens responsables de la Maison-Blanche chargés des dossiers européens.
Une erreur stratégique selon les anciens responsables
La note souligne le rôle crucial du Danemark en tant qu’allié des États-Unis et rappelle qu’il existe de nombreux moyens d’assurer les intérêts stratégiques et économiques américains au Groenland sans recourir à la menace ou à l’usage de la force. Les auteurs jugent les menaces présidentielles d’une intervention militaire ou d’autres mesures coercitives comme « une folie stratégique à court et à long terme ».
Ils insistent sur le fait que la coopération diplomatique et les mécanismes multilatéraux restent les voies les plus sûres pour gérer les enjeux liés aux ressources naturelles et à la sécurité dans la région arctique.
Un risque pour l’OTAN et les relations avec le Danemark
Les signataires avertissent qu’une invasion américaine du Groenland mettrait en péril l’unité de l’OTAN et risquerait d’aliéner durablement le Danemark. Un tel acte, écrivent-ils, retournerait un allié important contre les États-Unis après des décennies de coopération, notamment lors d’interventions internationales et dans la lutte contre le terrorisme.
En outre, la note rappelle que la meilleure manière de contrer les activités croissantes de la Russie et de la Chine dans l’Arctique est une action coordonnée au sein de l’Alliance et un renforcement du partenariat avec le Danemark, plutôt qu’une escalade unilatérale.
Les déclarations présidentielles et la réponse des anciens responsables
Dans des propos récents, le président a réitéré sa position selon laquelle les États-Unis devraient « s’emparer » du Groenland pour empêcher la Russie ou la Chine d’y établir une présence. Il a insisté sur la nécessité pour son pays de contrôler l’île afin de garantir sa sécurité territoriale.
Face à ces déclarations, la note recommande de privilégier des solutions diplomatiques et des initiatives de défense collective pour préserver les intérêts américains sans compromettre les alliances et la stabilité régionale.
En définitive, les anciens responsables appellent à la retenue et à la coopération internationale, estimant qu’une approche fondée sur le droit, la diplomatie et l’action conjointe au sein de l’OTAN est préférable pour traiter les défis posés par le Groenland et l’Arctique.