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Chine: cinq condamnés à mort pour fraude en ligne opérant au Myanmar

par Sara
Chine, Myanmar

La justice chinoise a prononcé la peine de mort contre cinq personnes reconnues coupables d’avoir dirigé un réseau criminel violent menant des opérations de fraude en ligne depuis la région de Kokang, située à la frontière intérieure du Myanmar. Selon les médias officiels, ces activités seraient liées à des trafics d’êtres humains et à des violences ayant causé plusieurs décès parmi des ressortissants chinois.

Contexte : Kokang et les « complexes de fraude »

La région de Kokang, dans le nord-est du Myanmar, est devenue un foyer connu de la fraude en ligne. Des établissements surnommés « complexes de fraude » y opèrent, employant de nombreux étrangers, dont un nombre important de Chinois.

Des travailleurs chinois rapportent souvent avoir été victimes de trafic d’êtres humains et forcés à participer à des escroqueries numériques. Ces structures appartiennent à une industrie illégale extrêmement lucrative qui génère des milliards de dollars chaque année.

  • Localisation : frontière intérieur du Myanmar, région de Kokang (voir contexte).
  • Acteurs : étrangers et ressortissants chinois travaillant dans des centres organisés.
  • Pratiques dénoncées : coercition, trafic humain et escroquerie à grande échelle.

Détails du verdict et bilan humain

La cour de la ville de Shenzhen, dans le sud de la Chine, a rendu le jugement, cité par l’agence officielle Xinhua. Les actes commis par les cinq condamnés ont, selon la cour, entraîné la mort de six citoyens chinois et le suicide d’un septième, en plus de blessés parmi les victimes.

Les peines capitales interviennent après des enquêtes qui pointent également des méthodes violentes au sein du réseau ainsi que l’organisation systématique d’escroqueries en ligne ciblant des personnes à grande échelle.

  • Tribunal : cour de Shenzhen (citation : Xinhua).
  • Bilan déclaré : 6 morts, 1 suicide, plusieurs blessés.
  • Nature des infractions : direction d’un réseau criminel violent et opérations de fraude en ligne.

Coopération régionale et rapatriements

Au cours des derniers mois, Pékin a intensifié sa coopération avec plusieurs pays d’Asie du Sud-Est pour combattre ces réseaux. Des opérations conjointes ont permis le démantèlement de centres et le rapatriement de milliers de personnes vers la Chine.

Ces actions s’inscrivent dans une volonté de réduire l’ampleur des « complexes de fraude » et d’endiguer le trafic d’êtres humains associé à la cybercriminalité.

  • Mesures : coopération bilatérale et opérations conjointes avec des pays d’Asie du Sud-Est.
  • Résultats : rapatriement de milliers de personnes vers la Chine (voir la Chine).

Alerte de l’ONU sur l’ampleur du phénomène

En avril dernier, les Nations unies ont mis en garde contre l’ampleur des profits générés par ces réseaux de fraude en ligne, estimant que des groupes chinois et asiatiques engrangent des dizaines de milliards de dollars chaque année.

Le Bureau des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC) a signalé que cette industrie illégale se serait étendue à l’Amérique du Sud, à l’Afrique, au Moyen-Orient, à l’Europe et à certaines îles du Pacifique. Des centaines de milliers de personnes travailleraient aujourd’hui dans ces structures à l’échelle mondiale.

  • Avertissement : profits énormes et expansion géographique des centres d’escroquerie (détails ONU).
  • Zones touchées : Amérique du Sud, Afrique, Moyen-Orient, Europe, Pacifique.
  • Impact : centaines de milliers de personnes employées dans l’escroquerie mondiale.

Précédents jugements liés à Kokang

En septembre dernier, une autre cour chinoise avait déjà prononcé des peines de mort contre seize membres d’une bande familiale impliquée dans des activités similaires à Kokang. Parmi eux, cinq avaient vu leur condamnation assortie d’un sursis d’exécution de deux ans.

Ces décisions judiciaires successives soulignent la fermeté des autorités chinoises face à la cybercriminalité transnationale organisée et aux abus qui l’accompagnent.

  • Cas antérieur : 16 condamnations à mort en septembre, dont 5 avec sursis de deux ans.
  • Contexte : activités comparables de fraude en ligne dans la même région de Kokang.

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Ce dossier illustre l’ampleur et la gravité de la fraude en ligne organisée, ainsi que les conséquences humaines et judiciaires qui en découlent.

source:https://www.aljazeera.net/news/2025/11/7/%d8%a7%d9%84%d8%b5%d9%8a%d9%86-%d8%aa%d8%ad%d9%83%d9%85-%d8%a8%d8%a5%d8%b9%d8%af%d8%a7%d9%85-5-%d9%85%d9%86-%d8%b9%d8%b5%d8%a7%d8%a8%d8%a9-%d8%a7%d8%ad%d8%aa%d9%8a%d8%a7%d9%84

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