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Un nouvel épisode d’escalade a frappé le Liban dans la nuit de mercredi à jeudi, avec des frappes aériennes israéliennes sur la banlieue sud de Beyrouth et le Sud-Liban, tandis que le Hezbollah revendiquait des ripostes par roquettes et drones contre des positions israéliennes. L’intensification nourrit les craintes d’une ouverture plus large du conflit régional et provoque des déplacements massifs de civils.
Frappes sur Beyrouth et le nord du pays
Selon les autorités israéliennes, des raids ont visé des infrastructures attribuées au Hezbollah à Beyrouth, notamment un appartement dans la banlieue sud et un immeuble à Haret Hreik. Un autre raid a touché le camp de réfugiés de Baddawi, au nord du Liban, d’après des correspondants sur place.
Le porte-parole militaire israélien a indiqué que deux membres du Hezbollah ont été ciblés à Beyrouth, sans donner davantage de précisions. Des médias israéliens ont affirmé que l’un des visés était impliqué dans la direction du feu du mouvement.
Bilan humain et déplacements
Le ministère de la Santé libanais a fait état d’un bilan lourd : trois personnes tuées et six blessées à la suite de frappes visant des véhicules sur la route de l’aéroport de Beyrouth dans la banlieue sud. La veille, une attaque contre un immeuble résidentiel à Baalbek avait fait plusieurs morts et blessés.
Les Nations unies ont estimé qu’environ 60 000 personnes avaient été déplacées depuis le début de la dernière vague de violences. Selon le ministère libanais de la Santé, près de 72 personnes ont été tuées et 437 blessées dans l’ensemble du pays depuis le lancement des raids israéliens.
Ripostes du Hezbollah
Le Hezbollah a annoncé avoir mené plusieurs attaques à la roquette contre des forces israéliennes au sud du Liban, notamment dans la zone de la localité d’al-Khayam, et avoir mené des frappes à l’aide de drones contre une base au nord de Safed. Le mouvement a assuré avoir mené certains tirs à plusieurs reprises pour accentuer la pression sur les forces israéliennes.
Dans un discours, le numéro deux du Hezbollah a qualifié les frappes israéliennes de « agression planifiée » et a affirmé que le mouvement ne se soumettrait pas, promettant la poursuite des représailles. Des autorités israéliennes ont, de leur côté, signalé le lancement de roquettes depuis le Liban vers leur territoire, avec des déclenchements d’alerte dans le Golan et dans le nord d’Israël.
Opérations au sol, alertes et évacuations
Israël a déclaré avoir mené des centaines de frappes sur plus de 250 objectifs attribués au Hezbollah au Liban en 48 heures, visant selon son armée des sites de lancement, des plateformes de tirs au sud du Nahr al-Litani et un atelier de fabrication de drones. Des sirènes d’alerte ont retenti dans plusieurs localités israéliennes après la détection de drones en provenance du Liban.
Parallèlement, l’armée israélienne a lancé ce qu’elle a qualifié de « bataille offensive » et a ordonné l’évacuation immédiate de larges zones du Sud-Liban, appelant les civils à se diriger vers le nord du Litani. Un responsable libanais a indiqué que les forces israéliennes étaient entrées dans plusieurs localités du sud, tandis que l’armée libanaise a annoncé des redéploiements de ses unités le long de la frontière.
Points clés de la situation
- Escalade continue entre Israël et le Hezbollah, avec frappes aériennes, tirs de roquettes et attaques par drones.
- Bilan civil en hausse et déplacements massifs : milliers de personnes contraintes de fuir.
- Ordres d’évacuation pour le sud du Liban et opérations ponctuelles au sol signalées par des sources locales.
- Risque d’extension régionale alors que les belligérants évoquent des actes liés à des frappes antérieures visant l’Iran.