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Le président Nicolás Maduro a décrété l’état d’urgence après une série de frappes qui ont visé plusieurs quartiers de Caracas, selon les autorités vénézuéliennes. Des témoins ont rapporté des explosions répétées et l’entente d’avions de combat survolant la capitale tandis que des colonnes de fumée s’élevaient de points dispersés de la ville. Immédiatement, le gouvernement a annoncé la mobilisation des forces populaires pour faire face à ce qu’il qualifie d’agression extérieure.
Annonce et mobilisation
Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a précisé que Maduro a ordonné la proclamation de l’état d’urgence et le passage en mode de combat, avec le déploiement immédiat de toutes les forces de défense populaire sur l’ensemble du territoire. Les autorités ont dénoncé une violation flagrante des chartes internationales et mis en garde contre toute tentative de renversement du pouvoir, affirmant que pareille entreprise échouerait. Le gouvernement a également appelé les peuples et gouvernements d’Amérique latine et du monde à se solidariser contre ce qu’il qualifie d’« agression impérialiste ».
Selon le communiqué officiel, l’objectif des attaques serait de s’emparer des richesses nationales, notamment du pétrole et du gaz. Le pouvoir a annoncé le déploiement d’une force conjointe populaire, militaire et policière pour garantir la souveraineté et le maintien de l’ordre. Les autorités ont par ailleurs assuré que le pays se réserve le droit de se défendre légitimement.
Frappes et zones touchées
Des images diffusées depuis Caracas montrent des colonnes de fumée s’élevant de différents secteurs de la capitale, tandis que des habitants décrivent des détonations et le survol d’appareils militaires. Les premiers bilans font état d’explosions dans plusieurs lieux stratégiques et zones côtières. Les éléments disponibles indiquent que les attaques ont été menées depuis les airs.
- Le port de La Guaira, principal port maritime du pays;
- la ville et le littoral de Higuerote, ainsi que son aéroport;
- la base aérienne de La Carlota;
- le complexe militaire du Fort Tiuna, où la résidence du ministre de la Défense aurait été touchée.
Des informations font état d’une coupure de courant dans une zone proche d’une base militaire au sud de la capitale, tandis que les autorités locales n’ont pas encore fourni de bilan officiel consolidé. Les rapports sur les victimes et les dégâts restent pour l’heure partiels et provisoires. Les forces de sécurité se sont déployées dans plusieurs secteurs pour tenter de rétablir la situation.
Accusations et réactions
Le gouvernement vénézuélien accuse directement les États-Unis d’être à l’origine des frappes, affirmant que Washington cherche à imposer une guerre coloniale pour détruire le régime et s’emparer des ressources du pays. De leur côté, des responsables américains et certains médias rapportent que Washington a mené ou soutenu des opérations à l’intérieur du territoire vénézuélien, sans qu’une position officielle et détaillée de la Maison-Blanche ait été immédiatement confirmée publiquement. La situation a entraîné un flot de déclarations et de démentis croisés, compliquant l’établissement d’un récit unique des événements.
Plusieurs heures avant les frappes, Maduro avait déclaré sa disponibilité à négocier « tout ce que vous voulez » avec les États-Unis, évoquant des dossiers tels que la lutte contre le narcotrafic, le pétrole et les accords économiques. Caracas dénonce depuis des mois une campagne de pression américaine, y compris le déploiement de navires de guerre dans la région caraïbe, et rejette les accusations de trafic de stupéfiants comme un prétexte pour déstabiliser le pouvoir. Le climat demeure extrêmement tendu et susceptible d’escalade.
Contexte militaire récent
Depuis septembre dernier, les forces américaines ont mené des opérations dans la région caraïbe et l’est de l’océan Pacifique visant des embarcations soupçonnées de participer au trafic de drogue, opérations qui auraient entraîné la mort d’une centaine de personnes selon certains bilans non confirmés officiellement. Les autorités vénézuéliennes affirment que ces actions s’inscrivent dans une stratégie visant à affaiblir le gouvernement et à justifier une intervention pour contrôler les richesses nationales. À ce stade, la communauté internationale reste divisée quant à l’interprétation et à la légalité des opérations signalées.