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Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a abordé le dossier iranien lors d’échanges à Washington avec Jared Kushner et Steve Witkoff, a rapporté le site Axios. Ces discussions interviennent à la veille d’une rencontre prévue avec le président américain, au cours de laquelle Netanyahu devrait transmettre des éléments et des demandes liées à la sécurité régionale.
Rencontres à Washington et objectifs israéliens
Selon les informations rendues publiques, Netanyahu a rencontré les proches conseillers du président américain afin d’évoquer les capacités militaires iraniennes et l’impact d’un éventuel accord entre Washington et Téhéran. Il est attendu qu’il présente au président Trump de nouvelles informations de renseignement sur ces capacités.
À son arrivée à Washington, Netanyahu a refusé de préciser s’il soutiendrait un accord entre les États-Unis et l’Iran, préférant garder une marge de manœuvre diplomatique. Par ailleurs, des sources citées par des médias indiquent que Tel-Aviv souhaite que tout accord américain n’entrave pas sa liberté d’action militaire contre l’Iran.
Les déclarations du président américain
Avant la rencontre, le président Trump a affirmé qu’en l’absence d’un accord satisfaisant, il se verrait contraint de prendre des mesures très strictes, y compris une action militaire si nécessaire. Il a également évoqué la possibilité d’envoyer une seconde force aéronavale dans la région pour renforcer la pression sur Téhéran.
Interrogé sur ses préférences, il a déclaré qu’il privilégierait un accord « bon » pour les intérêts américains, capable d’empêcher l’Iran de se doter d’armes nucléaires et de vecteurs balistiques avancés. Toutefois, il a souligné que l’option militaire restait sur la table si les négociations échouaient.
Réponse et position de l’Iran
De son côté, l’Iran a rejeté l’idée que Washington laisse Israël dicter le cadre des négociations. Ali Larijani, secrétaire du Conseil de sécurité nationale iranien, a averti que les États-Unis ne devaient pas se laisser influencer par ce qu’il a qualifié de rôle « perturbateur » des autorités israéliennes.
Larijani a tenu ces propos après des rencontres à Mascate avec le sultan Haitham ben Tarek et le ministre omanais des Affaires étrangères, au cours desquelles des questions régionales ont été abordées. Les autorités omanaises ont indiqué que ces échanges visaient à promouvoir le dialogue et la coopération pour la stabilité régionale.
Par ailleurs, Téhéran affirme que Washington et Tel-Aviv cherchent des prétextes pour une intervention militaire ou un changement de régime, et menace de riposter à toute attaque, même limitée. L’Iran réitère sa demande de levée des sanctions en contrepartie de limites imposées à son programme nucléaire.
Points de friction et exigences
Les divergences restent marquées entre les exigences américaines et les revendications iraniennes. Les États-Unis demandent à l’Iran l’arrêt complet de l’enrichissement d’uranium et le transfert du combustible hautement enrichi hors du territoire iranien.
En retour, l’Iran affirme que son programme nucléaire a des finalités civiles et réclame la fin des sanctions économiques pour accepter des restrictions. Ainsi, le dossier iranien demeure au cœur d’un face‑à‑face diplomatique et stratégique chargé de tensions.
Les rencontres à Washington, ainsi que les annonces et mises en garde réciproques, montrent que la suite des négociations pourrait déterminer l’évolution de la politique régionale et les marges d’action militaire ou diplomatique des principaux acteurs concernés.