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Le porte‑avions USS Abraham Lincoln et son groupe aéronaval ont été déployés au Moyen‑Orient, a indiqué la direction militaire américaine, renforçant ainsi la présence des États‑Unis dans une région déjà marquée par de fortes tensions avec l’Iran. Ce déploiement s’inscrit, selon Washington, dans une logique de protection des forces américaines et de dissuasion face à toute escalade. Téhéran a réagi en avertissant que les porte‑avions ne seraient pas un facteur de dissuasion mais des cibles potentielles.
Renforcement des capacités américaines
Des responsables américains ont précisé que le groupe de la USS Abraham Lincoln était accompagné de destroyers bardés de systèmes de missiles guidés, capables notamment de lancer des missiles de croisière Tomahawk. Parallèlement, des avions de chasse F‑15E ont été déployés en Jordanie et des batteries Patriot et systèmes THAAD sont transférés vers la région pour protéger les sites américains et les alliés.
Certaines pièces d’équipement sont déjà arrivées sur place et d’autres sont attendues dans un délai d’une à deux semaines. En outre, les autorités soulignent que la présence navale vise avant tout à offrir des options opérationnelles et la capacité d’intervenir rapidement si la situation l’exige.
Cependant, la présence du porte‑avions dans l’océan Indien — plus proche d’un soutien opérationnel potentiel — ne signifie pas nécessairement qu’il est positionné au point final d’une éventuelle action militaire. Le commandement central américain continue d’évaluer les options tout en laissant la décision finale au président.
Menaces et mise en garde de Téhéran
Les autorités iraniennes ont vigoureusement condamné le renforcement militaire américain, affirmant que les porte‑avions ne dissuaderaient pas Téhéran et deviendraient au contraire des cibles. Un haut responsable des états‑majors a estimé que l’accent mis sur la présence des bâtiments américains était exagéré et a mis en garde contre toute tentative d’opérations surprises, qu’il jugerait vouées à déraper.
Le même responsable a indiqué que l’Iran prendrait les décisions appropriées «en temps utile» et a souligné que le pays n’avait pas déclenché de guerre, mais n’accepterait aucun acte menaçant sa sécurité nationale. Par ailleurs, la rhétorique officielle insiste sur une vigilance permanente face à tout mouvement ennemi susceptible de compromettre l’intégrité du territoire iranien.
Déclarations des responsables iraniens
Le porte‑parole du ministère de la Défense iranien a déclaré que les capacités militaires du pays s’étaient accrues depuis le conflit de douze jours, et que la réponse iranienne à tout agresseur serait désormais plus puissante et décisive. Il a ajouté que l’Iran était prêt à riposter fermement en cas d’agression américaine ou israélienne.
Le ministère des Affaires étrangères a pour sa part réaffirmé la volonté de Téhéran de défendre sa souveraineté et son unité territoriale, tout en rappelant sa préférence pour la diplomatie si l’autre partie n’était pas encline au conflit. Les autorités ont aussi évoqué un renforcement de la coopération militaire avec la Chine et la Russie pour consolider leurs capacités nationales.
Enfin, des figures politiques iraniennes ont accusé les États‑Unis de chercher à profiter d’une éventuelle crise sociale intérieure pour frapper, et assuré que le pays disposait de plans de gestion en temps de guerre ainsi que d’une pleine préparation défensive si une confrontation venait à être imposée.