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La présidente par intérim Delcy Rodríguez a lancé un appel au respect du droit international et à la coopération de Washington lors de sa première réunion gouvernementale, organisée après l’arrestation du président Nicolás Maduro par des forces spéciales américaines à Caracas. Elle a insisté sur la nécessité d’une relation bilatérale équilibrée et fondée sur le respect mutuel.
Appel au respect du droit international
Delcy Rodríguez a déclaré que l’établissement d’une relation internationale « équilibrée et basée sur le respect » entre les États-Unis et le Venezuela figurait parmi les priorités de son gouvernement. Elle a réaffirmé son engagement en faveur de la paix et du vivre-ensemble, soulignant l’aspiration du pays à vivre à l’abri de menaces extérieures.
Elle a en outre adressé un message direct à Washington en affirmant que « notre peuple et notre région méritent la paix et le dialogue, pas la guerre » et en appelant l’administration américaine à « travailler ensemble sur une feuille de route de coopération dans le cadre du droit international ».
Réunion au palais de Miraflores
Des images diffusées par la télévision d’État ont montré Delcy Rodríguez présidant la réunion depuis le palais présidentiel de Miraflores, entourée du ministre de la Défense, le général Vladimir Padrino, et du ministre de l’Intérieur, Diosdado Cabello. Elle s’est adressée aux membres du gouvernement présents pour exposer ses priorités.
Le ministre de la Défense a annoncé l’état d’alerte des forces armées sur l’ensemble du territoire « pour garantir la souveraineté », et a déclaré reconnaître Rodriguez comme vice-présidente de Maduro et présidente par intérim, conformément à une décision de la Cour suprême qui la charge, pour une période de 90 jours, d’assurer la direction du pays en l’absence du chef de l’État.
Tensions et menaces de Washington
Sur la scène internationale, le président américain a renouvelé ses menaces à l’encontre des autorités vénézuéliennes, affirmant que les États-Unis « mènent » la situation au Venezuela et menaçant d’une « seconde frappe » si les nouvelles autorités ne se conformaient pas. Il a également indiqué que l’objectif américain allait au-delà des élections, visant selon lui la « rédemption » du pays.
Le chef de l’exécutif américain a par ailleurs déclaré que certains soldats impliqués dans l’opération étaient blessés mais hors de danger, évoquant aussi des pertes importantes parmi des combattants d’origine cubaine et la possibilité, bien que finalement non utilisée, d’une deuxième vague d’actions militaires.
Bilan humain et climat à Caracas
Les bilans font état d’un nombre élevé de victimes après l’opération qui a visé le président Maduro, mais les autorités n’ont pas publié de chiffre officiel unifié. Un quotidien international a évoqué un bilan pouvant atteindre plusieurs dizaines de morts, incluant militaires et civils, et a indiqué que ce nombre pourrait encore augmenter.
Le ministre de la Défense vénézuélien a affirmé que de nombreux membres de l’équipe de sécurité présidentielle avaient été tués, dénonçant l’exécution de certains de ses gardes « à sang froid ».
Sur le plan local, Caracas est restée marquée par un calme prudent le lendemain des événements : circulation réduite, commerces et stations-service fermés, et une atmosphère de tension palpable dans la capitale.
Points clés
- Delcy Rodríguez appelle à une coopération conforme au droit international et à la paix entre les États-Unis et le Venezuela.
- Réunion officielle au palais de Miraflores en présence des principaux ministres de la Défense et de l’Intérieur.
- Les forces armées vénézuéliennes ont été placées en état d’alerte pour garantir la souveraineté.
- Le président américain a menacé d’une nouvelle frappe et a commenté les pertes humaines et l’état des troupes engagées.
- Le bilan humain reste incertain et suscite de vives inquiétudes dans le pays.