Accueil ActualitéSécurité et défenseWashington recule-t-elle sur l’option militaire contre l’Iran ?

Washington recule-t-elle sur l’option militaire contre l’Iran ?

par Sara
États-Unis, Iran

Le Wall Street Journal estime que les récentes déclarations du président Donald Trump laissent entrevoir un possible recul de Washington quant à l’option militaire contre l’Iran. Ses propos, affirmant que les exécutions des manifestants auraient cessé et que les autorités iraniennes ne procéderaient plus à des mises à mort liées aux tentatives de renversement, ont été interprétés comme un assouplissement du ton américain.

Un revirement apparent

Interrogé mercredi à la Maison Blanche, le président a semblé écarter l’hypothèse d’une intervention armée immédiate, déclarant qu’il fallait « surveiller la situation » et qu’il avait reçu des informations rassurantes de personnes « au fait des événements ». Cette position tranche avec les menaces de frappes évoquées quelques jours plus tôt, alors que des rapports faisaient état d’une répression sanglante des manifestations.

Pour autant, Washington maintient une posture vigilante et répète qu’il suit de près l’évolution des tensions entre les deux pays.

Des alternatives privilégiées aux frappes

Face à l’ampleur des conséquences potentielles d’une intervention militaire, plusieurs responsables proches de l’équipe présidentielle ont proposé des pistes sans recours direct à la force.

  • Opérations cybernétiques ciblées visant les capacités du régime.
  • Renforcement des sanctions économiques et financières.
  • Soutien aux messages pro‑démocratie et aux réseaux d’information en ligne destinés aux manifestants.

Parmi les conseillers évoqués figurent des membres influents de l’entourage présidentiel, qui ont présenté ces options comme des moyens de faire pression sans déclencher un conflit ouvert.

Mesures de précaution et capacité opérationnelle

Les autorités américaines ont également procédé, par précaution, à l’évacuation de certains personnels depuis des bases militaires de la région en raison de l’escalade des tensions avec Téhéran.

La question de la projection de puissance est revenue au centre des débats : la protection des forces déployées est plus difficile en l’absence d’un porte‑avions et de ses navires d’escorte, qui offrent des capacités de défense anti‑missiles. Selon des responsables militaires cités par la presse, le nombre et la répartition des bâtiments de guerre disponibles limitent les options d’usage de la force.

Tours de communication et déclarations publiques

Dans ses messages publics, le président a assuré mardi que « l’aide est en route » pour les Iraniens qui protestent et a appelé les citoyens américains en Iran à quitter le pays immédiatement. Il a également annoncé l’annulation de rencontres prévues avec des responsables iraniens tant que la répression des manifestants se poursuivrait.

Parallèlement, Téhéran a fermé son espace aérien aux vols commerciaux sauf autorisation spéciale, mesure qui s’ajoute aux tensions déjà élevées sur la scène régionale.

Alors que la situation reste volatile, Washington semble privilégier pour l’heure des réponses indirectes — sanctions, cyber‑opérations et campagnes d’information — tout en gardant la possibilité de réviser sa posture selon l’évolution des événements entre les États‑Unis et l’Iran.

source:https://www.aljazeera.net/news/2026/1/15/%d9%88%d9%88%d9%84-%d8%b3%d8%aa%d8%b1%d9%8a%d8%aa-%d8%ac%d9%88%d8%b1%d9%86%d8%a7%d9%84-%d8%a8%d9%88%d8%a7%d8%af%d8%b1-%d8%aa%d8%b1%d8%a7%d8%ac%d8%b9-%d8%a3%d9%85%d9%8a%d8%b1%d9%83%d9%8a-%d8%b9%d9%86

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