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Semaine mondiale de Jérusalem : Gaza et Jérusalem, un espoir proche

par Sara
Palestine, Turquie, Qatar, international (plus de 20 pays)

La sixième édition de la Semaine mondiale de Jérusalem a été lancée mardi sous le slogan « Gaza et Jérusalem : un espoir proche », avec des initiatives organisées dans plus de vingt pays et des dizaines de villes. L’événement mobilise des institutions religieuses, des organisations de la société civile, des médias et des influenceurs, avec un fort écho populaire et officiel.

Parallèlement au démarrage des manifestations, une réunion élargie du comité supérieur organisateur s’est tenue à Istanbul, réunissant des universitaires, des penseurs et des acteurs influents chargés de coordonner la campagne et d’orienter les efforts de mobilisation à l’échelle internationale.

Ouverture à Doha et rôle des instances religieuses

À Doha, l’Union mondiale des savants musulmans a officiellement lancé les activités lors d’une conférence de presse donnée au siège de l’organisation. Son secrétaire général, Ali al‑Qaradaghi, a insisté sur le fait que la Semaine mondiale de Jérusalem n’est plus une simple commémoration symbolique, mais une « station annuelle renouvelée » destinée à maintenir les causes de Gaza et de Jérusalem au centre de la conscience collective.

Al‑Qaradaghi a expliqué que le choix de la dernière semaine du mois de radjab revêt une portée symbolique et historique, coïncidant avec l’évocation de l’Isra et al‑Miʿrāj et le souvenir de la libération de Jérusalem par le commandant Saladin, ce qui souligne la place centrale de la ville sainte dans la mémoire musulmane.

Un contexte dramatique et un objectif de mobilisation

Les organisateurs rappellent que cette édition intervient dans un contexte particulièrement tendu : la population de Gaza subit une offensive qualifiée d’une ampleur sans précédent et la mosquée Al‑Aqsa fait face à des incursions croissantes. Ces développements donnent à l’édition actuelle une dimension mobilisation et solidarité renforcée, présentée comme un prolongement symbolique de la campagne dite « Toofan Al‑Aqsa » qui a replacé la question palestinienne au cœur des débats régionaux.

Nawaf al‑Takrouri, président de la commission fondatrice de la Semaine mondiale de Jérusalem, a mis en garde contre ce qu’il a qualifié des « phases les plus dangereuses de judaïsation » de Jérusalem, dénonçant la banalisation des agressions contre Al‑Aqsa par des responsables politiques et militaires. Selon lui, le message central de la semaine est que la mosquée n’appartient pas uniquement aux Palestiniens, mais reste un symbole sacré pour toute la communauté.

Programme et actions prévues

Le programme de cette année comprend une palette d’activités visant à unir le discours et à stimuler la conscience collective. Les organisateurs ont annoncé :

  • conférences de presse et rencontres savantes ;
  • forums féminins et initiatives jeunesse ;
  • une khutba (sermon) unifiée prononcée en plusieurs langues ;
  • manifestations populaires, rassemblements et rencontres artistiques et chantées ;
  • exposition des projets participants et publication d’un communiqué de clôture.

Ces actions visent à transformer la Semaine mondiale de Jérusalem en un levier de rayonnement et de solidarité, en réactivant des repères historiques et religieux pour nourrir un engagement populaire durable.

Appels à l’engagement public et institutionnel

Le message d’ouverture salue la résistance à Gaza, évoquant la ténacité des populations face à l’agression, et rend hommage aux victimes, aux blessés et aux personnes détenues. Dans le même temps, l’Union appelle à une réévaluation des priorités aux niveaux arabe et musulman afin de placer Jérusalem et Gaza en tête des préoccupations publiques et politiques.

Le mouvement invite les institutions religieuses, éducatives et médiatiques à organiser des événements locaux et encourage les imams à consacrer la prochaine sermon du vendredi à l’évolution de la cause palestinienne et au rôle attendu des sociétés civiles.

Mobilisation populaire et dimension culturelle

Sur le plan populaire, l’accent est mis sur la tenue de manifestations et de rassemblements, en particulier pendant les jours fériés, pour maintenir la vigueur du mouvement en soutien à Gaza et face aux violations à Al‑Aqsa et en Cisjordanie.

Les organisateurs soulignent également l’importance d’un volet culturel et éducatif : produire des contenus pédagogiques et intégrer la centralité de Jérusalem dans les programmes et les discours publics afin de préserver la cause du risque d’oubli ou de normalisation.

Une portée internationale

Les promoteurs de la Semaine mondiale de Jérusalem estiment que la mobilisation dépasse désormais les frontières : si les activités ont démarré dans plus de vingt pays, ils évoquent une présence d’envergure touchant des dizaines de pays supplémentaires, conférant à l’événement une dimension véritablement internationale.

À travers une coordination savante et populaire, la Semaine mondiale de Jérusalem cherche à imposer la question palestinienne dans l’espace public international et à transformer les journées de mobilisation en impulsions durables tout au long de l’année.

source:https://www.aljazeera.net/news/2026/1/14/%d8%ba%d8%b2%d8%a9-%d9%88%d8%a7%d9%84%d9%82%d8%af%d8%b3-%d8%a3%d9%85%d9%84-%d9%82%d8%b1%d9%8a%d8%a8-%d8%a3%d8%b3%d8%a8%d9%88%d8%b9-%d8%a7%d9%84%d9%82%d8%af%d8%b3

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