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Lundi 5 octobre 2026 Mis à jour à 21 h 50

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Banderoles et portraits de personnes disparues exposés lors d’un rassemblement à Tunis.
Banderoles et portraits de personnes disparues exposés à Tunis.

Tunisie : des familles réclament des réponses sur leurs proches disparus en Italie

Par Lina 1 min de lecture

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À Tunis, des familles de personnes disparues ont demandé des réponses sur le sort de leurs proches, certains ayant quitté le pays ou vécu en Italie avant que tout contact ne soit perdu.

Des recherches qui ne s’arrêtent pas

Devant l’ambassade d’Italie, les familles ont porté les portraits de leurs proches. Leurs situations ne se confondent pas : certains ont disparu après une traversée migratoire irrégulière ; d’autres vivaient ou travaillaient déjà en Italie lorsque les communications se sont interrompues.

Le cas de Badr Eddine Hussein, parti de Tunisie en 2018, illustre cette attente. Sa mère dit n’avoir plus eu de nouvelles de lui depuis son départ.

Un chiffre officiel ancien, des questions toujours ouvertes

Le dernier repère officiel cité dans le dossier remonte à 2015 : le rapport du commissaire italien chargé des personnes disparues recensait alors 501 dossiers de Tunisiens suivis, principalement liés aux départs de 2011. Le texte ne fait état d’aucun bilan officiel actualisé permettant de connaître la situation actuelle de l’ensemble du dossier.

Les familles et les organisations qui les accompagnent évoquent des milliers de disparus, mais ces estimations couvrent des périodes et des situations différentes. Elles demandent un suivi administratif continu, plutôt qu’une succession de démarches isolées.

La nécessité d’un suivi entre les deux pays

La Tunisie a créé en 2015 une commission chargée du suivi des personnes disparues lors de migrations irrégulières vers les côtes italiennes. Des échantillons génétiques de proches ont aussi été transmis aux autorités italiennes pour des comparaisons d’identité.

Pour les familles, l’enjeu est désormais d’obtenir des informations sur ces procédures et de disposer d’un interlocuteur clairement identifié. Le ministère tunisien des Affaires étrangères n’avait pas répondu aux demandes de commentaire au moment de la publication du récit original.

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