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Dans un match haletant de la Bundesliga, Werder Bremen a arraché un 3:3 face à Leverkusen grâce à une égalisation spectaculaire de l’adolescent Karim Coulibaly, une fin de match qui restera associée au football allemand, à Werder Bremen, Coulibaly et Leverkusen.
Bundesliga, Werder Bremen, Coulibaly, Leverkusen, football allemand : l’égalisation décisive à la 90.+3
Karim Coulibaly, 18 ans, était initialement le cinquième—voire sixième—choix au poste de défenseur central dans l’effectif de Werder Bremen. Quatre absences sur blessure l’ont propulsé dans le onze de départ de l’entraîneur Horst Steffens, pour son tout premier match comme titulaire.
Le début fut cauchemardesque : moins de cinq minutes après le coup d’envoi, Coulibaly adressa un ballon dans les pieds de Nathan Tella et, peu après, Patrik Schick ouvrit le score pour les visiteurs. Mal à l’aise face au pressing de Leverkusen, le jeune défenseur enchaîna les scènes tendues, faillit provoquer un second but (45.+1) et perdit son partenaire Niklas Stark, expulsé sur carton jaune‑rouge (63.).
Pourtant, à dix contre onze, Werder inversa la tendance. La réduction du score vint sur penalty par Romano Schmid (44.), après une faute d’Axel Tape sur Samuel Mbangula ; plus tard, Isaac Schmidt, nouvelle recrue, ramena son équipe à portée (76.). Et c’est Coulibaly qui scella le retournement : dans les arrêts de jeu, il reprit de volée un ballon aérien dans la surface pour inscrire le 3:3 (90.+3) et déclencher l’explosion de joie au Weserstadion.
La rencontre a aussi été marquée par un moment inhabituel autour de l’arbitrage vidéo : pour des raisons de transparence, les arbitres de Bundesliga annoncent désormais en direct au stade les décisions après intervention du VAR. Robin Braun, l’arbitre, souhaitait expliquer pourquoi l’intervention d’Axel Tape sur Samuel Mbangula entraînait un penalty, mais son micro resta muet ; il s’est alors demandé à haute voix « »Bin ich jetzt ausgeschaltet?« » avant que son micro ne se réactive, alors que le jeu avait déjà repris.
Eintracht Francfort : Ritsu Dōan impose sa loi à Hoffenheim (journée 2)
Foto: Oliver Zimmermann / foto2press / IMAGO
La deuxième journée a confirmé les ambitions d’Eintracht Francfort. Ritsu Dōan, récemment recruté par le SC Freiburg puis prêté ou transféré selon les précisions du club, a dominé Hoffenheim : un superbe coup franc ou une frappe enroulée finit au fond pour le 1:0 (17.), il a doublé la mise sur une action au second poteau (27.) et a ensuite servi Can Uzun sur le troisième but (51.).
Grischa Prömel réduisit l’écart dans les arrêts de jeu (90.+1), mais la soirée était déjà acquise à Francfort, qui donne l’impression de viser durablement les premières places après seulement deux journées.
Stuttgart : cent ans du « Brustring » et victoire tardive
Foto: Hansjürgen Britsch / Pressefoto Baumann / IMAGO
Le VfB Stuttgart a célébré le 100e anniversaire du « Brustring », le large bandeau rouge traversant le maillot pour la première fois attestée le 30 août 1925. Le club a porté un maillot spécial et orchestré une grande chorégraphie dans l’arène pour l’occasion.
Sportivement, Stuttgart a obtenu un succès précieux face à un adversaire coriace : Andrés Chema, 20 ans et présenté comme une recrue provenant de Real Madrid, a offert la victoire sur un coup de tête, quinze minutes après son entrée en jeu (79.), reprenant une passe de Jamie Leweling. Le match avait été équilibré, avec de nombreuses opportunités de part et d’autre.
Actions remarquables : Baumgartner et Rômulo pour Leipzig
Dans un autre sommet du week‑end, Christoph Baumgartner a provoqué l’étonnement en marquant d’une frappe du pied droit, à l’extérieur du pied, depuis la gauche, trouvant le court poteau (48.). Plus tard, pour Leipzig, le nouveau Rômulo a conclu une action sur une passe en retrait du premier poteau, décalant le ballon d’une talonnade vers la longue lucarne (78.).
Ces gestes inhabituels et techniques ont ponctué une journée riche en enseignements, illustrant la créativité et l’imprévisibilité du début de saison en Bundesliga.