Le gardien de Cesena Jonathan Klinsmann a raconté les suites d’un choc subi face à Palerme en avril. Une fracture de la première vertèbre cervicale et une grave lésion des ligaments du cou ont mis un terme à sa saison et repoussé tout retour sur les terrains.
Un choc, puis quatre minutes sans bouger
En fin de match, Jonathan Klinsmann a heurté le genou du milieu de terrain palermitain Filippo Ranocchia. Il a d’abord pensé à un choc à la tête, alors qu’il ressentait des bourdonnements et qu’il saignait du cuir chevelu.
La rencontre a repris. Raide, incapable de baisser les yeux et presque de tourner le cou, le gardien a demandé à ses défenseurs de conserver le ballon loin de lui jusqu’au coup de sifflet final. Ces quelques minutes passées immobile ont ensuite pris une tout autre dimension au regard du diagnostic.
Le diagnostic a mis fin à la saison
Les examens ont révélé une fracture de la vertèbre C1, au sommet de la colonne cervicale, ainsi qu’une déchirure aiguë des ligaments du cou. Transporté dans un hôpital proche du stade Renzo-Barbera, le joueur a appris qu’il ne pourrait pas terminer la saison ni viser une place avec les États-Unis pour la Coupe du monde 2026.
Le lendemain, il a été transféré par avion médical à Heidelberg, en Allemagne, pour y être opéré. L’intervention était délicate en raison de la proximité de la blessure avec la moelle épinière. Après l’opération, il a recommencé à marcher quelques jours plus tard.
Une rééducation sans calendrier de retour
Jonathan Klinsmann a engagé sa rééducation immédiatement. Le gardien, âgé de 29 ans et fils de Jürgen Klinsmann, explique qu’aucune date de retour n’est arrêtée : l’os doit se consolider avant le retrait des vis.
De retour récemment aux États-Unis, il suit une récupération progressive. Il écarte déjà une reprise lors de la saison 2027-2028, estimant qu’il n’y a pas lieu de précipiter le retour après une blessure de cette gravité.
